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Un activiste italien placarde des visages de policiers à Paris pour dénoncer la reconnaissance faciale

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Paolo Cirio a utilisé la reconnaissance faciale pour mieux la critiquer, en affichant des photos de policiers dans les rues parisiennes et sur son site internet. Cette provocation artistique a immédiatement fait réagir les policiers, qui ont obtenu le retrait des photos.

Les photos ont aussi été publiées sur le site internet Capture de Paolo Cirio.
Les photos ont aussi été publiées sur le site internet Capture de Paolo Cirio. - Florien Draussin - droits réservés

Fin septembre, l'activiste et hacker italien Paolo Cirio a placardé une cinquantaine de photographies de policiers dans les rues de Paris. L'artiste les a ensuite publiées sur le site internet de son projet, Capture. En tout, 4000 visages étaient en ligne. Il invitait les internautes à renseigner les noms sous les photos pour créer une base de données.

Son but est d'utiliser la reconnaissance faciale pour mieux dénoncer ses dangers. Paolo Cirio veut faire interdire cette technologie, utilisée par la police française pour rechercher les auteurs d'infraction. "Je n'ai pas fait ça contre la police, c'est juste une provocation !, explique-t-il. La reconnaissance faciale est très dangereuse, elle permet de surveiller les gens. La surveillance de masse ne devrait pas être autorisée dans une démocratie."

Il a lancé une pétition pour bannir la reconnaissance faciale en Europe. Elle recueillait 15 000 signatures dimanche 4 octobre.

"Ce pseudo-artiste met la vie des policiers en danger"

Dès la publication des photos, les policiers s'insurgent. Le syndicat Alliance dénonce le risque de lynchage, dans une période où les policiers sont des cibles pour les terroristes notamment. "Militer est un droit légitime dans notre démocratie. Par contre, il ne faut pas le faire sur le dos de la sécurité et de la vie des policiers et de leur famille", prévient Stanislas Gaudon, le délégué général. "A l'heure où on essaye de protéger les policiers en obtenant le floutage de leurs visages, l'oeuvre de ce pseudo-artiste a suscité une vive réaction !"

Les gens n'ont pas compris mon projet

Le premier flic de France s'en est mêlé : le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait pression sur l'activiste italien. Paolo Cirio a donc retiré les photos de son site internet, mais il crie à la censure : "Les gens n'ont pas compris mon projet, en fait j'essaye de protéger la police en montrant que ce que j'ai fait, tout le monde peut le faire, pas seulement un artiste mais aussi un criminel. Je n'ai rien fait d'illégal, ces photos sont publiques, je les ai trouvées dans les journaux ou sur Internet."

Ce qu'il qualifie de "provocation" est en fait une stratégie très efficace : plus les policiers dénoncent son oeuvre, plus elle fait parler d'elle.

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