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Société

Un an après la mobilisation dans les Ehpad, les promesses du gouvernement tardent à se concrétiser

vendredi 11 janvier 2019 à 4:06 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

C'était il y a un an, fin janvier 2018, des milliers de personnes descendaient dans la rue pour réclamer de meilleures conditions de travail dans les Ehpad. Aujourd'hui, les personnels attendent toujours les moyens promis par le gouvernement.

Une banderole de l'Ehpad d'Argenton.
Une banderole de l'Ehpad d'Argenton. © Radio France - Jonathan Landais

Châteauroux, France

C'était le 30 janvier 2018, en Berry comme partout en France, les personnels des Ehpad, accompagnés de directeurs d'établissements et de familles de résidents manifestaient pour de meilleures conditions de travail. Dans ce secteur, peu habitué à se mobiliser, la journée était qualifiée d'historique. Une seconde journée d'action suivra, le 15 mars. Le gouvernement y répondra quelques semaines plus tard, en mai, en annonçant par la voix de sa ministre de la Santé un plan d'action. Il prévoyait le déblocage de 430 millions d'euros sur trois ans, la création de 20.000 postes supplémentaires. Chaque Ehpad devait aussi pouvoir compter sur la présence d'une infirmière de nuit. 

Des promesses insuffisantes

Aujourd'hui, chez ceux qui se sont mobilisés, c'est la déception qui domine. "La situation est hélas toujours la même", déclare ainsi Claudette Brialix, présidente de Bien Vieillir Ensemble 36, "rapporté au 7.200 établissements existant en France, ce qui a été annoncé, c'est peu de chose". Egalement à la tête de la Fédération Nationale des Associations et Amis de Personnes Agées Et de leurs Familles, l'Indrienne insiste sur la crise des vocations qui touche les établissements : "là où des crédits ont été débloqués, certains postes ne sont pas pourvus par manque d'attractivité du métier d'aide-soignant". 

Secrétaire général de FO-Santé dans l'Indre, Patrice Le Bail fait lui aussi le constat d'un statut-quo. Il en veut pour preuve le budget 2019 présenté par la direction de son établissement, les Grands Chênes, qui accueille près de 650 résidents à St-Maur : "pour la première fois, le directeur a présenté un budget réel, non pas basé sur les moyens qui nous seront donnés par l'ARS et le département mais sur ce dont nous avons vraiment besoin sur le terrain. Il nous manque une centaine de soignants, rien que pour les Grands Chênes, c'est terrible !" Le syndicaliste estime à un ou deux milliards d'euros l'investissement nécessaire pour combler les besoins.  

Un préavis de grève jusqu'à fin janvier

Face au mouvement des gilets jaunes, qu'un certain nombre de ses collègues ont rallié, Patrice Le Bail s'interroge : "ils ont obtenu des choses parce qu'il y a eu de la casse. On peut se poser la question : quels moyens d'action doit-on mettre en œuvre pour se faire entendre auprès d'un gouvernement qui fait la sourde oreille face à nos demandes ?" Avec la CGT, Force Ouvrière a déposé un préavis qui court depuis fin décembre et sur tout le mois de janvier, cela veut dire qu'une grève pourrait démarrer à n'importe quel moment