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Société

Un an après la mort de Louis Nicollin, son fils Laurent se confie à France Bleu Hérault

vendredi 29 juin 2018 à 8:10 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault

Le 29 juin 2017 Louis Nicollin président du club de foot de Montpellier disparaissait. Un an après, son fils Laurent qui a repris les rennes du club se confie à France Bleu Hérault. "Mon père nous a transmis les valeurs de respect et de travail"

"Si le club réussit on dira que c'est l'héritage de mon père, s'il échoue ce sera de ma faute" Laurent Nicollin
"Si le club réussit on dira que c'est l'héritage de mon père, s'il échoue ce sera de ma faute" Laurent Nicollin © Radio France - Pascale Viktory

Montpellier, France

Le 29 juin 2017, Louis Nicollin, président du club de foot de Montpellier et patron de l'entreprise de nettoyage Nicollin disparaissait, emporté par une crise cardiaque alors qu'il fêtait son 74ème anniversaire dans un restaurant du Gard. Un an après, son fils Laurent qui a repris les rennes du MHSC se confie à France Bleu Hérault.

France Bleu Hérault : Comment allez-vous ?

Laurent Nicollin : Ça va, comme le temps.

"Parfois il y a des périodes difficiles, mais on fait avec"

FBH : Depuis un an, on vous a sans doute plus parlé de votre père que demandé comment vous alliez. C'est difficile d'être le fils de Louis Nicollin ?

LN : Je ne sais pas si ce n'est pas facile, c'est ainsi et ça va durer encore 10, 15 ou 20 ans. Quelque part cela montre qu'il a marqué les gens, et que c'était quelqu'un d'attachant. Parfois il y a des périodes difficiles, mais on fait avec.

"Il était le même en privé qu'en public."

FBH : L'image qu'on a de lui c'est quelqu'un au fort tempérament, vous souffrez de la comparaison ?

LN : Non, je ne souffre de rien. C'était lui, avec ses excès dans les repas de famille, mais c'était quelqu'un de très chaleureux, très affectif et très sanguin. Le visage qu'il avait à l’extérieur était celui qu'il avait en privé, peut-être un peu moins conflictuel en privé quand-même. 

"Tout était acté sans être acté, c'était l'ambivalence de mon père."

FBH : Lorsque vous vous êtes retrouvé à la tête du club, la succession était-elle préparée ?

LN : Préparée non, mais quelque part c'était préparé indirectement car tout était en place pour que quoi qu'il arrive, ça tourne pour mon frère comme pour moi. Tout était acté sans être acté, du Louis Nicollin dans le texte, il voulait garder la place devant, tout en nous laissant la place. C'était l'ambivalence de mon père. Y a pas eu de mal de tête. On a toujours de soucis, mais pas plus qu'avant, on dort toujours aussi peu, mais tout va bien.

FBH : Vous étiez très observés pour les performances de l'équipe de foot, c'était finalement une bonne année ?

LN : Cela aurait pu être encore mieux, comme je l'ai dit aux joueurs. Mais quand ça marchera on dira que c'est grâce à Louis Nicollin et ce qu'il a laissé et quand ça marchera pas, on dira que c'est moi qui suis pas bon, que j'ai pas su pendre qu'il héritage.  

FBH : Qu'est ce qu'il vous a transmis ?

LN : Ce serait trop long dire ce qu'il nous a transmis, lui ou ma mère. Il nous a transmis des valeurs de travail, de respect des gens. Si on ne respecte pas les gens, on ne peut pas se respecter soi-même. Faut se lever le matin pour aller travailler, les valeurs sont là. Après, je suis mal placé pour dire ce qu'il nous a transmis.

"Il aurait été fier de la saison qu'on a faite."

FBH : Aujourd’hui, vous êtes fier de ce que vous avez fait au bout d'un an ?

LN : Je ne suis pas quelqu'un qui s'auto-glorifie, j'aurais été fier si on avait été champions de France ou si on avait gagné une coupe. De rester en ligue 1, la moitié du contrat est rempli. On a fait une belle saison, il aurait été fier de la saison qu'on a faite. Il faut toujours bosser, pour avancer. Dans le football, y a jamais aucune certitude. La saison reprend et on repart à zéro pour faire la meilleure saison possible pour honorer les Montpelliérains.

"J'espère que le nouveau stade verra le jour en 2002."

FBH : Pour l'avenir plus lointain, où en est le projet de stade, est-ce qu'il va voir le jour ?

LN : Je l'espère, y a la volonté du maire qui tient le projet à bras le corps. Il y a encore des détails à régler et notamment l'aspect financier qui n'est pas négligeable. Nous on rencontre des investisseurs, des banques, pour que ça coûte le moins possible aux Montpelliérains. Quand on aura acté le montage financier, ça ira très vite !

FBH : Cinq ans, dix ans ?

LN : On en saura plus d'ici trois semaines. J’espère que le stade verra le jour en 2022 ou 2023.

FBH :  Qu'est ce qui vous manque le plus de votre père ?

LN : (rires). Ça, c'est à moi, cela ne vous regarde pas.

Laurent Nicollin interrogé par Pascale Viktory