Société

Un an après, le bilan de la crèche inter-générationnelle de la clinique des Minimes

Par Bénédicte Dupont, France Bleu Toulouse lundi 12 septembre 2016 à 3:10

La salle à manger regroupe les repas des petits et ceux des plus âgés, derrière.
La salle à manger regroupe les repas des petits et ceux des plus âgés, derrière. © Radio France - Bénédicte Dupont

Si il y a déjà eu des expériences de bébés dans les maisons de retraite, c'est la première fois en Haute-Garonne qu'une crèche ouvrait dans l'enceinte-même d'une clinique gériatrique. Bilan de la crèche Mini-Mômes, à Toulouse, un an après son lancement.

On vous en avait parlé fin septembre 2015 sur France Bleu Toulouse, elle venait d'ouvrir, la crèche Mini-Mômes dans le même bâtiment même de la clinique gériatrique des Minimes, boulevard Pierre et Marie Curie, à Toulouse. Avec cette particularité inédite dans le département, de mélanger à la fois les petits de la crèche et les pensionnaires de l'Ehpad (établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes), une sorte de mix générationnel qui enchante les personnes âgées et les parents. Sur 26 enfants, une quinzaine âgés de 13 mois à 3 ans sont en contact régulier avec les résidents, lors des repas du midi ou pendant des ateliers mensuels.

►►► Ecoutez le reportage de Bénédicte Dupont à la crèche Mini-Mômes, à la clinique des Minimes

REPORTAGE de Bénédicte Dupont à la clinique des Minimes

Seuls les petits de 13 mois à 3 ans sont en contact avec les résidents. - Radio France
Seuls les petits de 13 mois à 3 ans sont en contact avec les résidents. © Radio France - Bénédicte Dupont

Les enfants prennent soin des personnes âgées, ils sentent que ce sont des personnes fragiles. Et Jeanne n'arrête pas demander des nouvelles de Paulette, une résidente dont elle a fêté les 100 ans — Géraldine, maman de Pierre-Louis, Jeanne et Benoît

La crèche Mini-Mômes est privée à but non lucratif, financée par la mairie et la CAF, cela veut dire que le système d’attribution des places est identique aux autres crèches communales de Toulouse  (commission d'attribution unique), et les prix s'échelonnent là aussi selon les revenus. Il n'y a pas de passe-droit non plus pour le personnel de la clinique : deux places sur 26 leur sont réservées, et en tout il y a quatre enfants (15% des effectifs) dont les parents travaillent dans l'établissement.

Il y a encore beaucoup de préjugés des deux côtés, les dirigeants de structures pour personnes âgées et les parents, voilà pourquoi peut-être cette expérience est assez rare — Anne-Cécile Aguedia, cadre infirmière à la clinique des Minimes

Marie Saulnier, la directrice de la crèche

De plus en plus de résidents demandent à venir manger dans la salle de restauraion pour profiter des enfants alors qu'avant ils déjeunaient dans leur chambre. Pareil pour le jardin où jouent les petits, cela incite les personnes âgéées à sortir. — Marie Saulnier, directrice de la crèche

Sur 26 places, seules deux sont réservées au personnel de la clinique. - Radio France
Sur 26 places, seules deux sont réservées au personnel de la clinique. © Radio France - Bénédicte Dupont

Cette année, huit nouveaux enfants ont été admis à la crèche, en remplacement de ceux partis à l'école.

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