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Société

VIDÉO - Un an après MeToo, "des petits garçons affirment que les filles ont moins de droits qu'eux"

lundi 8 octobre 2018 à 9:10 Par Camille Labrousse, France Bleu Vaucluse

Un an après le phénomène MeToo et la prise parole de femmes sur les réseaux sociaux, les violences, les faits de harcèlement ont-ils reculé ? France Bleu Vaucluse a posé la question à Cécile Biscaïno, avocate à Avignon.

Cécile Biscaïno, avocate au barreau d'Avignon, spécialiste du droit des femmes
Cécile Biscaïno, avocate au barreau d'Avignon, spécialiste du droit des femmes © Radio France - Camille Labrousse

Vaucluse, France

Il y a un an éclatait le scandale Weinstein, du nom de ce producteur de cinéma américain, accusé de viols par plusieurs femmes. Très vite, sur les réseaux sociaux, les femmes se sont emparées du mot clé "#MeToo" pour dénoncer des faits de viols, d'agressions sexuelles, de harcèlement ou de sexisme ordinaire. Un an plus tard, l'avocate avignonnaise Cécile Biscaïno en tire un bilan mitigé. Elle était l'invité de France Bleu Vaucluse matin. "Le mouvement a permis  à une échelle planétaire, par un média très moderne, de libérer la parole des femmes, explique l'avocate spécialiste du droit des femmes. Le nombre de plaintes déposées est en augmentation mais le parcours du combattant est toujours une réalité".

"Il faut donner à la justice les moyens de traiter ces plaintes."

Pour Cécile Biscaïno, les avocats sont "la porte d'entrée vers la justice, vers une sanction pénale, une indemnisation des victimes et leur prise en charge via les associations." 

De la prévention à l'école

L'avocate intervient en parallèle dans des collèges et des écoles primaires et elle estime que le sexisme "est un problème d'éducation. Le vrai travail doit se faire sur la prévention. Cela commence tout petit : des petits garçons, des collégiens vous disent que les filles ont moins de droits que les garçons."

Quant au discours porté par certains sur le thème de "on ne peut plus rien dire", Cécile Biscaïno met en garde : "Il ne faut pas se tromper de combat. On peut se faire draguer dans la rue, on ne dira pas pour autant qu'on est victime d'infractions pénales."