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Un an après son contrôle positif, la cycliste Marion Sicot remonte en selle

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Par , France Bleu Berry
Communauté de communes Brenne - Val de Creuse

En septembre 2019, la jeune cycliste de 28 ans était contrôlée à l'EPO. Sa carrière sportive est depuis suspendue mais la jeune femme se démène pour se construire une carrière professionnel et penser à l'avenir.

La cycliste Marion Sicot travaille au Blanc
La cycliste Marion Sicot travaille au Blanc © Maxppp - PHOTOPQR/REPUBLIQUE DU CENTRE/MAXPPP

La voix est assurée et le sourire transparaît : "Je vais bien, merci!". Marion Sicot n'est certes pas encore tout à fait remise, mais elle commence à reconstruire sa vie, un an après son contrôle positif à l'EPO lors d'une épreuve de contre la montre au championnats de France (2019). Depuis, la cycliste a reconnu avoir pris des produits dopants, dans l'espoir, explique t-elle, de satisfaire son directeur sportif de l'époque qu'elle accuse de harcèlement sexuel. 

Jusqu'à 4 ans de suspension

La jeune Blancoise attend le verdict de l'UCI, l'Union cycliste internationale : "Ca peut être une suspension de 1 à 4 ans. En attendant, je ne peux faire aucune compétition sportive, même d'un autre sport que le vélo. Je voudrais par exemple me mettre au tennis ou  au golf, je ne pourrais pas en compétition". Alors la sportive compte les jours : "Là, si je suis suspendue pour quatre ans, il me reste 1.008 jours encore..."

Une situation difficile à gérer pour cette athlète de haut niveau, qui reconnait elle-même être "une compétitrice dans l'âme" : "la compétition, c'est ce qui me motive. Là, j'ai pris du poids, j'ai 28 ans. Si je suis suspendue quatre ans, je pourrais reprendre à 31 ans. Mais je veux reprendre, pour ne pas finir comme ça la compétition". 

Un nouveau métier

La Blancoise a appris dans la presse que l'UCI avait ouvert une enquête sur son ancien directeur sportif dont elle dénonce les méthodes et le harcèlement sexuel qu'il lui aurait fait subir. Là aussi, la reconstruction est lente, mais en cours : "Je fais encore des cauchemars, j'ai des moments de mal-être. Je suis suivie par un psychologue".  

Mais construire sa vie professionnelle fait aussi partie de la thérapie de la sportive qui ne lâche rien. Surveillante au lycée du Blanc, elle multiplie les allers/retours à Paris pour suivre une formation dans une salle de sport. "Du lundi au jeudi, je suis au Blanc, puis je prends le train je jeudi soir, j'arrive à 23 heures et je suis dans la salle le lendemain matin à 5 heures... Je me plains pas, c'est le moment pour moi d'apprendre un autre métier pour plus tard."

Pour l'instant, sa formation est entre parenthèse, à cause de la fermeture des salles de sport à Paris du fait de la crise sanitaire. Mais Marion Sicot espère très vite finir sa formation : "Je devais finir en décembre et il était même possible que la salle m'embauche certains jours. Mais c'est décalé de quelques mois... C'est flou pour l'instant".

La Blancoise ne désespère pas. Elle en est persuadée : d'une façon ou d'une autre, son avenir sera sportif ! 

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