Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Un avion de l'Aéronautique navale retrouvé 60 ans après s'être abîmé au large de Porquerolles

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Provence, France Bleu

C'est à l'occasion d'une mission scientifique opérée par l'Ifremer en collaboration avec la Marine nationale qu'un avion de l'Aéronautique navale, qui s'était abîmé en mer avec son pilote il y a 60 ans a été retrouvé ces derniers jours au large de Porquerolles.

L' Aquilon n°83 s'est abîmé au large de Porquerolles le 13 juin 1960
L' Aquilon n°83 s'est abîmé au large de Porquerolles le 13 juin 1960 - IFREMER

Occupé à une mission scientifique, les marins du navire océanographique "Pourquoi Pas" de la flotte océanographique française ont les yeux rivés sur leur écran de contrôle permettant de visualiser les images prises par le robot Victor6000. Le bâtiment est au sud de Porquerolles quand le robot localise un avion qui gît à 2.400 mètres de fond. Et la netteté des inscriptions figurant à l'arrière de l'aéronef, sur son empennage, est impressionnante malgré les 60 années qui viennent de s'écouler.

Aquilon 203 n°83

L'appareil est un Aquilon de la flottille 11F qui s'est abîmé en mer le 13 juin 1960, emportant avec lui son jeune pilote de 27 ans. Le Maître Jean Legouhy était dans la dernière ligne droite de sa qualification à l'appontage. Il opérait son dernier essai sur un porte-avion britannique. "À l'époque, les Britanniques l'ont vu décoller, il a pris de la hauteur mais l'avion a commencé à se cabrer, et l'avion est tombé, coulant directement " indique une militaire de l'Aéronautique navale.

Le maître Jean Legouhy laisse alors une veuve de 24 ans avec trois enfants, deux filles et un garçon qui ont grandi sans leur père. "Nous tenions à les prévenir en premier. Et si je devais résumer leur réaction c'est le bouleversement et l'émotion " indique le Contre-Amiral Eric Janicot, commandant l'Aéronautique navale. 

Et en effet, l'une des filles du pilote disparu, jointe par téléphone par France Bleu Provence confirme ce bouleversement. "On n'aurait jamais pensé qu'au bout de soixante ans, on retrouverait l'avion. Donc c'est d'autant plus émouvant, et perturbant. Nous sommes partagés, car en même temps, c'est une forme de reconnaissance. De toute façon, cela a toujours été une fierté, nous avons été bercés depuis notre enfance par ce que Maman nous racontait.

Il est sorti premier de son cours pilote, il avait 21 ans. Et c'est lui qui devait tester la première fois le siège éjectable sur Aquilon. Et malheureusement ce jour-là, il s'est tué" témoigne Catherine, âgée d'à peine 2 ans au moment de la mort de son père. Vive émotion aussi de l'épouse du disparu, Paulette Legouhy, âgée aujourd'hui de 84 ans qui confie "ne jamais avoir admis qu'il soit mort". 

Des pionniers

Hasard du calendrier, l'Aéronautique navale fête cette année le centenaire du premier appontage. C'était en rade de Toulon aussi, sur le porte-avion Béarn, effectué par Paul Teste, qui avait lui aussi 27 ans. "Le maître Jean Legouhy a fait partie de ces pionniers qui ont parfois donné leur vie.

Ce sont des pièces essentielles dans l'évolution de l'Aéronautique navale et qui nous permettent aujourd'hui de faire apponter des Rafales sur le porte-avions Charles de Gaulle" conclut le Contre-Amiral Eric Janicot.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess