Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray

Un berrichon aux JMJ : "il y a des larmes cachées dans notre sourire"

mardi 26 juillet 2016 à 21:52 Par Jonathan Landais et France Bleu, France Bleu Berry

Arthur participe aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie, en Pologne, avec une quarantaine d'autres berrichons. Il raconte comment l'annonce de l'attaque terroriste dans une église de Normandie a été vécue sur place par les Français.

ARTHUR ADRIEN A CRACOVIE
ARTHUR ADRIEN A CRACOVIE - droits réservés

Mers-sur-Indre, France

Les berrichons sont sous le choc après l'attaque de Saint-Étienne-du-Rouvray revendiquée par l’État Islamique, notamment les 46 jeunes catholiques partis assister aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie, en Pologne.

Des jeunes venus de Bourges, Châteaumeillant, Sancerre, Châteauroux, Buzançais... et Mers-sur-Indre, la commune d'origine d'Arthur Adrien, 32 ans.

Une alerte sur un téléphone portable

"Le matin, alors que nous étions réunis pour un temps de prière, l'une d'entre nous a reçu une alerte sur son smartphone (...) la nouvelle nous a tous bouleversé, au lieu de parler de l'évangile du jour nous avons beaucoup discuté de ce drame, nous avions besoin d'en parler".

"Les JMJ c'est un moment de joie, ici on est tous avec le drapeau des différents pays, il y a des sud-américains, des africains, des gens du Moyen-Orient, on danse, on chante dans la rue (...) mais on a aussi ce qui vient de se passer sur le cœur, alors on sourit mais il y a des larmes cachées dans notre sourire" explique le jeune homme.

Beaucoup de questions

C'est sa 2e participation aux JMJ. En 2011 Arthur était à Madrid, cette fois il dit que "la manière de vivre sa foi a changé, notamment chez les jeunes catholiques".

"Les plus jeunes de notre groupe, qui ont 18 ans, deviennent adultes dans la foi dans une période où la violence est explicite, manifeste et récurrente (...) ils se posent beaucoup de questions : comment peut-on à la fois avoir la foi, être heureux et en même temps constater des drames qui se répètent ?".

Il ne faut pas nier la violence, mais l'assumer dans l'espérance

IL FAUT GARDER LA FOI

Craint-il pour sa sécurité à Cracovie ? Le jeune homme préfère ne pas y penser. "On fait confiance aux organisateurs, à l’État qui nous accueille, on marche avec confiance, fondamentalement je n'ai pas peur (...) Il ne faut pas nier la violence, mais l'assumer dans l'espérence" explique Arthur.

La délégation berrichonne rentrera de Cracovie comme prévu dans la nuit de lundi à mardi prochain.

Dans un entretien accordé à France Bleu, Monseigneur Armand Maillard, l'archevêque de Bourges se dit "horrifié" par ce qui s'est passé mais appelle "à éviter les amalgames" >>> son interview à lire ici