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Un collectif d'habitants fonde le syndicat des Poussettes Enragées à Marseille

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Ce collectif d'une centaine d'habitants du centre-ville dénonce des trottoirs impraticables en poussettes, des parcs trop peu nombreux, des écoles délabrées, des transports en commun inadaptés aux familles, le manque de places en crèches à Marseille. La mairie conteste.

Il peut être très compliqué de circuler avec une poussette dans certaines villes Il peut être très compliqué de circuler avec une poussette dans certaines villes
Il peut être très compliqué de circuler avec une poussette dans certaines villes © Maxppp - Patrick Lefevre

C'est un nom qui peut faire sourire : le Syndicat des Poussettes Enragées. Derrière ce collectif, une centaine d'habitants du centre-ville de Marseille dénonce la place faite à la petite enfance dans le centre-ville de Marseille. Selon Sébastien Barles, co-fondateur, ancien élu écologiste au Conseil municipal, "l'enfant est interdit dans la ville". Au premier rang des difficultés, la circulation sur les trottoirs avec une poussette : "c'est impossible, les voitures, les scooters, les crottes de chien, les plaques d'égout, les trous, avec une poussette, c'est l'enfer" témoigne Raphael, papa d'une petite fille de deux ans.

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Certains jardins d'enfants à 17h, c'est la jungle (Nathalie, assistante maternelle)

Le nombre et la propreté des parcs et jardin est également pointée du doigt : "il y en a peu mais surtout ils sont squattés par des jeunes, jonchés de mégots de cigarettes et de canettes , ils sont trop petits, vers 17h c'est la jungle tellement il y a du monde" assure Nathalie, Assistante maternelle dans le quartier Vauban (6e).

Un manque de crèche ?

Le collectif fustige également l'état de délabrement des écoles, des transports collectifs mal adaptés aux familles et surtout un manque de places en crèches : 3.000 à 4.000 selon Sébastien Barles. "C'est faux !" s'emporte Catherine  Chantelot, adjointe à la petite enfance à Marseille : "nous avons un taux de couverture supérieur à la moyenne nationale, 1.900 temps pleins n'ont pas trouvé de place dans les structures publiques mais il y a les nounous, la moitié des 6.800 sont en demande d'enfants à garder".

La mairie rappelle qu'elle lutte contre les incivilités des conducteurs qui se garent sur les trottoirs, que la voirie n'est pas de sa compétence, que les écoles font l'objet d'un plan de rénovation et que la ville compte 54 espaces verts de plus de 1 hectares et 270 parcs et jardins.

Au delà des chiffres le collectif veut que la municipalité recentre sa politique sur la place de l'enfant. Il entend multiplier les manifestations en centre-ville et demande aux parents de poster des vidéos sur internet sur leur galère au quotidien.

Certains jardins d'enfants ne sont pas des plus accueillants © Radio France - Fabien LE DU

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