Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Un collectif de 50 personnes accueille des Kurdes à Pertuis

lundi 25 juin 2018 à 6:48 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

À Pertuis, un collectif d'une cinquantaine de personnes accueille depuis l'hiver cinq frères et sœurs kurdes. Ces citoyens réunis par le Secours Catholique voulaient "passer à l'action" Ils invitent chacun à agir pour accueillir fraternellement les réfugiés.

Le collectif de pertuisiens accueille cinq frères et soeurs kurdes
Le collectif de pertuisiens accueille cinq frères et soeurs kurdes - Alain Fournier - Secours Catholique

Pertuis, France

Depuis plusieurs mois, Marie-Claire Falcone voulait dépasser les discours politiques et "passer à l'acte car tout ne doit pas forcément reposer sur l'État. L'État doit faire mieux et davantage mais les les citoyens doivent faire leur part". L'ex-magistrate a donc rassemblé un collectif de citoyens sous l'égide du Secours Catholique. 

En novembre, une fratrie de cinq jeunes kurdes de  15 à 25 ans est arrivée à Pertuis dans le cadre d'un couloir humanitaire pour 500 personnes issues du conflit syrien réfugiées au Liban. Le diacre Alain Fournier confie qu'il aurait "souhaité une famille modèle papa-maman-enfants : j'ai fait part de ma crainte pour accueillir ces cinq frères et soeurs, la peur de se rater, de ne pas être à la hauteur".

"Seul on n'y arrive pas, mais un collectif de citoyens peut partager de la fraternité." François Maurel, promoteur immobilier

Le promoteur immobilier François Maurel a trouvé le premier logement. Il avait entendu l'appel du pape pour accueillir les réfugiés, mais il reconnait que "seul on n'y arrive pas. Nous, on connait un petit bout du problème comme la question du logement...  mais les papiers administratifs, je ne sais pas faire. Même chose pour le la nourriture, les Restos du Coeur". Mais François Maurel insiste sur la nécessité pour les collectifs de citoyens de "se retrousser les manches: c'est compliqué mais chacun peut partager de la fraternité avec les réfugiés"

François Maurel "Seul, on y arrive pas"

Développer sa capacité de résilience à Pertuis pour trouver sa place en France

Le promoteur se satisfait du retour à la sérénité des jeunes kurdes : "Avant, ils avaient peur de presque tout. Désormais, ils sont sereins". La référente pour la scolarité de trois jeunes kurdes au collège et au lycée revient d'une réunion au collège : "Les professeurs ont vu la plus jeune s'épanouir et commencer à aller vers les autres élèves. Elle commence à parler et écrire en français mais il y a des problèmes d'emploi du temps, de lever à l'heure... Elle sera en troisième au collège de Pertuis l'année prochaine". Anne-Marie Broquet souligne que les jeunes Syriens développent leur "capacité de résilience. On sent qu'ils sont prêts à se projeter dans l'avenir et trouver leur place en France".  

Patricia Michel a aussi rejoint le collectif : "J'ai pas réfléchi. C'est un cœur de maman qui a parlé pour être au service des jeunes. Mustapha nous a dit : "Vous êtes un peu nos mamans". Ça nous a fait chaud au cœur".  Mais toute la population de Pertuis n’intègre pas les jeunes Kurdes, regrette Patricia Michel : "Ils nous demandent pourquoi vous faites ça?  Ils ont peur pour nous.  Ils ont tort. Il faut aller vers l'autre."

Une cinquantaine de donateurs soutiennent le collectif et offrent entre 5 à 100 euros par mois pendant un an. Marie-Claire Falcone insiste pour "laisser le temps faire son oeuvre pour qu'eux même se projettent en France. Ce sont des adultes. Il n'est pas question qu'on leur impose une orientation ou un emploi. Il faut respecter leur libre arbitre".

Marie Claire Falcone "il faut leur laisser le temps de se projeter en France"

Fraternité et résilience pour la fratie kurde accueillie par le collectif de pertuisiens - Aucun(e)
Fraternité et résilience pour la fratie kurde accueillie par le collectif de pertuisiens - Alain Fournier - Secours CatholiqueAlain fournier