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Société

Un collectif pour que les tombes de Poilus soient toutes réparées et identifiables en Seine-Maritime

Plus des deux-tiers des tombes de Poilus en Seine-Maritime seraient dans un mauvais état, ou non-identifiable. Le collectif "Gilets Bleu Horizon" veut les répertorier et presser les mairies de les remettre en état.

Alain Raoul, face à des tombes qu'il inspecte avec attention
Alain Raoul, face à des tombes qu'il inspecte avec attention © Radio France - Théophile Pedrola

Fresquiennes, France

Il y a précisément 101 ans, le 11 novembre 1918, était signée l'Armistice de la Première Guerre mondiale. Quand le centenaire de la guerre a été célébré, entre 2014 et 2018, de nombreux monuments aux morts ont été rénovés pour l'occasion, mais de nombreuses tombes restent dans un triste état. 

Tous les soldats ne reposent pas dans des cimetières militaires, ou dans des ossuaires. Les familles ont pu faire le choix de rapatrier le corps dans la ville natale. Ces tombes, autrefois chéries, sont maintenant bien souvent abandonnées. Les concessions de soldats morts pour la France étant données gratuitement à perpétuité par les mairies, certains cimetières accueillent des tombes non-entretenues et parfois non-identifiables. Leur entretien dépend de la mairie. 

Des tombes en très mauvais état

Face à ce constat, Alain Raoul a décidé de monter un collectif, les "Gilets Bleu Horizon". Avec six autres bénévoles, il parcourt les cimetières du département, avec un fichier de soldats morts au front, pour vérifier que la tombe soit en bon état. Souvent, ce n'est pas le cas. "C'est indescriptible, clame Alain Raoul. C'est souvent envahi de broussailles, par les champignons... Parfois elles sont même cassées, et dangereuses !"

Dans ces cas-là, le collectif contacte la mairie, responsable de la concession, pour lui demander de la remettre en état. "On me répond que c'est trop cher, déplore le coordinateur. Mais dans certains villages, ils ont mis des petites barrières en bois, qui coûtent 3,50 euros, un peu de gravier blanc, et c'est très beau !"

ECOUTEZ Alain Raoul, sur les manières de rendre une concession en bon état

Un travail de détective

Certains cas sont plus difficiles, comme les tombes sans nom, ou quand le temps et la météo ont effacé l'identité du défunt. C'est le cas pour trois tombes du cimetière de Fresquiennes, à vingt kilomètres au nord de Rouen. "J'ai demandé au maire l'accès au archives municipales. J'ai trouvé un vieux plan du cimetière, avec notre fichier des soldats, on a retrouvé le nom de la personne !" Parfois, un vrai travail d'enquêteur est nécessaire, il faut de temps en temps observer attentivement la tombe, ou avec une bonne lumière, pour identifier des lettres du nom du soldat, indices précieux. Ici, le collectif a pu identifier les trois tombes sans nom. "J'ai demandé à ce que la mairie puisse placer une petite plaque en inox avec le nom du soldat, et ses dates", indique Alain Raoul. 

Sur cette tombe sale, aucun nom, juste une plaque "Mort pour la France" - Radio France
Sur cette tombe sale, aucun nom, juste une plaque "Mort pour la France" © Radio France - Théophile Pedrola

Plus des deux tiers des tombes de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale en Seine-Maritime seraient en mauvais état, ou inidentifiables. Le collectif recherche activement des bénévoles pour les aider à les comptabiliser, et pourquoi pas les transformer. 

ECOUTEZ le reportage de France Bleu Normandie

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