Société

Un couple de Drômois veut enfin l'eau courante

Par Florence Gotschaux, France Bleu Drôme-Ardèche et France Bleu jeudi 10 septembre 2015 à 5:55

Franck et Catherine Boissieux n'ont pas l'eau potable chez eux
Franck et Catherine Boissieux n'ont pas l'eau potable chez eux - Florence Gotschaux

Ils vivent à Saint-Laurent d'Onay, dans le Nord Drôme, et comme une dizaine de leurs voisins, ils n'ont pas l'eau courante. La situation dure depuis toujours, mais ce couple est à bout de patience.

Ce couple aimerait vraiment avoir de l'eau potable au robinet. Ils ont fait construire leur maison il y a une dizaine d'années dans ce coin tranquille de Saint-Laurent d'Onay, dans le Nord Drôme. Lui vit dans ce secteur depuis bien plus longtemps. Et depuis toujours, il entendant dire que les maisons de ce hameau et les habitations voisines seront "bientôt" raccordées au réseau d'eau courante. La patience de Franck et Catherine Boissieux a ses limites. D'autant que la situation actuelle est loin d'être confortable. Le couple lance un énième appel.

La source est parfois tarie


Un couple de Saint-Laurent d'Onay dans la Drôme attend toujours l'eau courante

En attendant, la famille s'approvisionne auprès d'une source d'eau non potable. Cette eau est utilisée pour la douche, les WC... L'eau est puisée dans un puits à 10 mètres de profondeur, pompée, stockée dans une citerne et enfin acheminée à la maison grâce à un surpresseur.

Pour l'eau de consommation, les Boissieux achètent l'eau en bouteille... plusieurs packs à chaque fois.

Une inquiétude permanente

Ce fonctionnement a un coût : il faut entretenir les installations, vérifier les niveaux, faire appel à un plombier lors des pannes... Sans compter qu'en cas de coupures d'électricité, la famille se retrouve là aussi sans eau... et ce pendant parfois plusieurs jours.

Un couple de Saint-Laurent d'Onay, dans la Drôme, réclame l'eau potable !

Le réchauffement climatique aussi les inquiète, car lorsque les nappes phréatiques s'assèchent, il n'y a plus d'eau au robinet. C'est arrivé il y a quelques années. Franck et Catherine Boissieux étaient allés s'approvisionner avec des jerricans chez des amis, au village, où arrive l'eau courante.

La question de la rentabilité

Le Syndicat intercommunal des eaux de l'Herbasse explique cette situation (pour le moins surprenante, en 2015) par l'éloignement de ces maisons par rapport au réseau. Une étude va être menée à la fin de l'année pour évaluer la faisabilité du raccordement... et sa rentabilité. Car le président rappelle que ces travaux sont menés avec de l'argent public et qu'il faut le dépenser raisonnablement. Les résultats de l'étude seront connus d'ici le début d'année prochaine. Et rien ne dit que la dizaine de maisons de Saint-Laurent-d'Onay soit un jour raccordée au réseau d'eau potable.