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Un crématorium pour le sud Charente-Maritime et le nord Gironde

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Par , France Bleu La Rochelle

La première pierre d'un crématorium a été posée ce matin à Saint Georges de Didonne. Il devrait réduire le délai d'attente pour tout le sud Charente-Maritime : les familles attendent de huit à vingt jours pour une incinération. Le crématorium desservira également le nord Gironde.

Le crématorium de Saint-Georges-de-Didonne va être construit dans le cimetière des Dixaints
Le crématorium de Saint-Georges-de-Didonne va être construit dans le cimetière des Dixaints © Radio France - Marie-Laurence Dalle

Dans les années 90, seul 2% des défunts demandaient à être incinérés. Aujourd'hui on en est très loin : 40% des cérémonies funéraires ont lieu dans un crématorium en Charente-Maritime, c'est aussi la moyenne en France. Or dans le département, il n'y a que deux équipements permettant de le faire, à La Rochelle et Saintes, et ils sont saturés. C'est donc une cérémonie importante qui s'est déroulée hier à Saint-Georges-de-Didonne : la première pierre d'un nouveau crématorium a été posée dans le cimetière des Dixaints. 

La première pierre du crématorium de Saint-Georges-de-Didonne a été posée - Radio France
La première pierre du crématorium de Saint-Georges-de-Didonne a été posée © Radio France - Marie-Laurence Dalle

L'attente peut être une souffrance au delà de deux jours - Jean-Antoine Gourinal, directeur des crémations du groupe OGF 

Ce nouveau crématorium permettra de réduire les délais d'attente des familles. Ils peuvent atteindre actuellement huit à vingt jours , une attente "qui peut être une souffrance au delà de deux jours" selon Jean-Antoine Gourinal, directeur des crémations du groupe OGF qui construit l'équipement. "Avec l'éclatement des cellules familiales, on veut se rassembler au plus vite et puis il faut que le travail de deuil se fasse".  

D'ici dix à quinze ans, la crémation pourrait concerner une majorité de défunts 

Les premières crémations auront lieu dans un an à Saint Georges de Didonne, le bâtiment a été construit pour pouvoir en réaliser un millier par an. Au delà, une deuxième ligne pourrait être construite, le terrain est disponible. Car d'ici dix à quinze ans, la crémation pourrait concerner une majorité de défunts. "Les gens viennent prendre leur retraite dans des endroits où ils n'ont pas de sépulture familiale", c'est la première explication selon Jean-Antoine Gourinal. 

La deuxième raison, c'est le détachement progressif des Français de la religion dit-il. Les crématoriums proposent une alternative satisfaisante pour les non croyants à la cérémonie religieuse : "les familles vont trouver dans les crématoriums une structure à l'abri, avec une salle de cérémonie où on va pouvoir créer un temps de mémoire autour du défunt avec des écrans, des films ou de la musique". 

Le futur crématorium de Saint-Georges-de-Didonne - Radio France
Le futur crématorium de Saint-Georges-de-Didonne © Radio France - Marie-Laurence Dalle

Enfin, il y a aussi, pour ceux qui ne sont pas croyants, une réticence de plus en plus grande à être enterré : "ils disent que _les cimetières sont pleins_, peur eux c'est une question d'environnement" ajoute Marie Dupont, responsable du pole relation citoyens à la mairie de Saint Georges de Didonne.

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