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Société
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Un an de "gilets jaunes" : à Grenoble, ils s'étaient montrés solidaires de France Bleu Isère après l'incendie

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Par , France Bleu Isère

Un an après le début des gilets jaunes, France Bleu Isère se rappelle d'un moment fort. Les relations étaient parfois tendues entre les médias et certains membres du mouvement, à Grenoble, une manifestation de soutien s'était pourtant tenue en janvier avenue Viallet après l'incendie de nos locaux.

Devant les locaux incendiés de France Bleu Isère, les gilets jaunes grenoblois tenaient à montrer leur soutien envers toute l'équipe.
Devant les locaux incendiés de France Bleu Isère, les gilets jaunes grenoblois tenaient à montrer leur soutien envers toute l'équipe. © Radio France - Élisa Montagnat

Isère, France

"On avait été écœurés que France Bleu soit touché". En janvier dernier la station France Bleu Isère est victime d'un incendie criminel. Dans le contexte, assez tendu, des "gilets jaunes", les soupçons se portent un temps sur les membres les plus radicaux de ce mouvement. "Question légitime : est-ce que ce n'est pas quelqu'un de nos rangs ? Mais c'était impossible, ce n'était absolument pas l'état d'esprit du mouvement à Grenoble".

"France Bleu, solidaires !"

Mais pour bien signifier, au contraire, qu'ils se désolidarisent de cet acte criminel, les "gilets jaunes" se retrouvent le samedi suivant devant nos précédents locaux, avenue Félix-Viallet. Une manifestation de soutien qui tranche, dans le contexte des relations parfois conflictuelles entre une partie des médias et certains des "gilets jaunes". 

Les gilets jaunes, c'était aussi la liberté d'expression, et la liberté d'expression, ça passe par les médias

Damien Duffour se souvient que lui n'était pas là ce jour-là, parce qu'une autre grosse mobilisation avait lieu à Lyon : "chacun a fait comme il pouvait, comme il voulait, mais pour ceux qui ce jour-là étaient restés à Grenoble, on s'était dit qu'il fallait aller devant France Bleu. Pour une fois qu'on avait un média avec lequel on pouvait retranscrire ce qu'ou voulait faire retranscrire, ben ça nous a touché. On avait tissé des liens avec les équipes de France Bleu qui venaient sur les manifs. Parce que les gilets jaunes c'était aussi la liberté d'expression. Et la liberté d'expression, ça passe par les médias".

Un an après, la déception de Damien

Damien Duffour ne pense pas que le mouvement puisse reprendre comme ça, mais le rendez-vous du 5 décembre à l'initiative de la SNCF pourrait agréger plusieurs colères d'après lui : "Aujourd'hui, il y a beaucoup de personnes qui ont lâché le mouvement. Il y a la répression. Mais au bout d'un an, on en est toujours là. Les mesures du gouvernement ne sont pas suffisantes. Pourquoi attendre qu'il y ait encore cette escalade ? Quand les gens n'auront plus rien à perdre, quand ils auront faim... on reste des êtres humains."

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