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Société

Un an des gilets jaunes : "des gens qui se sentent méprisés, ils veulent qu'on les écoute"

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Par , , France Bleu Bourgogne

Ce dimanche 17 novembre, en Côte-d'Or comme partout en France, les gilets jaunes célèbrent leur premier anniversaire.

Marie Duru-Bellat
Marie Duru-Bellat © Radio France - Arnaud Racapé

D'une simple manifestation née pour la défense pouvoir d'achat, le mouvement a rapidement pris de l'ampleur pour toucher toute la France et tous les Français. Un an plus tard, qu'est ce que les gilets jaunes ont changé dans la société ? Pour notre invitée, la sociologue à Sciences Po et chercheuse à l'université de Bourgogne Marie Duru-Bellat, "ce mouvement exprime quelque chose qui était latent, depuis un certain temps. Si on pense au vote qui a eu lieu autour du traité constitutionnel européen, on avait déjà vu apparaître une fracture importante entre des gens qui pensent que l'Europe et la mondialisation sont une bonne chose, et puis des gens qui avaient peur, qui demandaient de la protection, ils se sentaient sur un fil, ils exprimaient une défiance et une peur. Ce sont ces racines là qui s'expriment chez les gilets jaunes aujourd'hui." 

Sentiment d'être méprisés

Le problème, souligne l'experte, c'est le sentiment général au sein du mouvement, que rien n'est positif, que l'avenir s'obscurcit pour eux et leurs enfants. "Ce sont des gens qui travaillent, pas forcément les plus démunis, qui ont peur de tomber dans la pauvreté, et regardent toujours ce qu'il y a en-dessous, il ne voient pas l'avenir de leurs enfants d'u,n jour optimiste. ils expriment cette angoisse, et leur sentiment d'être méprisés par les autres. Ils veulent qu'on les écoute, et c'est très sain !"

Alors ont-ils été écoutés par le gouvernement, par Emmanuel Macron ? Question d'appréciation, répond Marie Duru-Bellat : "il me semble que les cinq millions de retraités qui ont eu une baisse de la CSG sur leur pension, l'ont bien vu, même si on dit que ce n'est pas assez. Dans touts les manifestations, on dit que ce n'est jamais assez !  De même, on met en place des conseils avec des citoyens tirés au sort, c'est une façon de répondre à la défiance, au sentiment de manque de représentation. Des initiatives ont été prises, on ne s'attend pas à ce que ça fasse effet tout de suite, évidemment."

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