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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : un détenu du Pontet dénonce le manque de gestes barrières en prison

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Par , France Bleu Vaucluse

Un détenu du centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse) pointe des surveillants qui ne portent pas de masque, des détenus qui n'utilisent pas le gel hydroalcoolique. Ce détenu assure qu'il a été malade et alité pendant plusieurs jours mais pas testé. Plusieurs surveillants ont été testés positifs.

Un détenu assure que des surveillant du centre pénitentiaire Avignon - Le Pontet ne portent pas correctement le masque
Un détenu assure que des surveillant du centre pénitentiaire Avignon - Le Pontet ne portent pas correctement le masque © Radio France - Philippe Paupert

Au centre pénitentiaire du Pontet (Vaucluse), un détenu dénonce le manque de précautions dans la lutte contre le coronavirus. La prison avait été répertoriée comme un foyer de contagion puisque 11 surveillants avaient été testés positifs au Covid-19. Depuis mardi, les activités interrompues par cette situation de crise reprennent progressivement au centre pénitentiaire. Aucun cas n'a été officiellement détecté chez les détenus. Plusieurs détenus auraient été malades mais pas testés

Le détenu qui a contacté la rédaction de France Bleu Vaucluse dénonce des surveillants ou d'autres détenus qui ne portent pas le masque

Surveillants avec le masque sur le cou

Evidemment, ce détenu a souhaité rester anonyme. Il a calculé que "les surveillants ont quatre masques par jour lors que les détenus n'ont qu'un masque. Il y a des surveillants qui ne portent pas le masque sur le nez. D'autres le portent autour du cou, mais pas sur la bouche et quand que je leur pose la question, ces surveillants me disent que 'garder le masque toute la journée, c'est impossible pour travailler' . 

Détenus sans masque

Ce détenu constate que d'autres détenus ne respectent pas les gestes barrières : "Tout le monde travaille ensemble, collé dans les ateliers mais certains détenus ne portent pas le masque parce que c'est emmerdant pour travailler, ils respirent mal et transpirent." 

L'administration pénitentiaire défend les surveillants

Le directeur du centre pénitentiaire du Pontet assure qu'il "n'a pas constaté de surveillants qui ne mettent pas le masque". Dieudonné Mbeleg précise que "des contremaitres sont chargés de faire respecter le règlement dans les ateliers" et que désormais, les groupes de détenus qui travaillent ont été réduits et qu'ils proviennent "d'un même bâtiment où ils partagent les espaces communs"

Tests tardifs pour les surveillants

Le détenu purge une peine depuis plusieurs années au Pontet.  Il s'indigne de l'attitude de l'administration pénitentiaire : "l'administration fait passer des messages  pour dire que tout va bien mais non ! C'est pas les détenus qui sont sortis pour ramener la maladie. ce sont les surveillants. Ils ont reconnus qu'ils étaient testés au bout de quatre jours. Mais pendant quatre jours, ils ont été auprès de tout le monde, surveillants et détenus."

Détenus malades sans test

Ce détenu assure qu'il a été malade mais pas testé : "moi, j'ai été malade pendant une semaine, je n'ai pas bougé de mon lit. C'est passé au bout d'un moment. On était tous en train de tousser dans le couloir mais on a attendu que ça passe. Pas un infirmier n'est venu pour nous ausculter. Rien. Les tests, il les font aux gens qui ont une permission."

Le directeur de la prison demande à discuter avec ce détenu

"Ca m'étonne et je m'inscris en faux" rétorque le directeur de la prison. Dieudonné Mbeleg assure que plus de 500 personnes ont été testées au centre pénitentiaire. il s'interroge aussi : "pourquoi ce détenu qui aurait été malade ne s'est pas signalé à l'unité sanitaire qui passe régulièrement ? Je ne vois pas comment un détenu aurait échappé à la vigilance des infirmiers".

Dieudonné Mbeleg invite le détenu à participer aux réunions organisées dans le gymnase du centre pénitentiaire pour entendre les inquiétudes des détenus.

Un "bunker à virus"

Les parloirs devraient reprendre dans quelques jours. Après une période de crise sanitaire, l'administration pénitentiaire explique que le retour à une activité normale sera progressif au centre du Pontet. Ce détenu s'interroge sur cette prison qu'il appelle un "bunker à virus" car il confie : "Je ne suis pas là pour risquer ma vie ou attraper quelque chose et risquer de ne pas sortir de prison." 

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