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Économie – Social

Un fonctionnaire fantôme de Pérols, payé depuis 12 ans à ne rien faire

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Il s'agit de l'ancien directeur de l'école de musique de Pérols, dans l'Hérault, écarté suite à un conflit avec l'ancien maire, mais toujours rémunéré, c'est la loi. Le nouveau maire, Jean-Pierre Rico, a hérité de la situation qui a déjà coûté à la ville près de 500.000 euros. Il en a ras le bol.

un bureau vide (photo d'illustration)
un bureau vide (photo d'illustration) © Maxppp -

Pérols, France

Le maire de Pérols est en colère ! Depuis 12 ans, il paye un fonctionnaire de sa commune à ne rien faire. Un homme de 58 ans qui était le directeur de l'école de musique et qui a été écarté suite à un conflit avec le précédent maire, Christian Valette. Jean-Pierre Rico, le maire actuel, a hérité de cette situation et doit continuer à payer 75 % de son salaire, le reste étant versé par le centre de gestion de la fonction publique de l'Hérault, un organisme chargé de reclasser les agents. 

Près de 500.000 euros pour un employé fantôme

Le maire de Pérols est allé six fois devant les tribunaux pour faire cesser cette situation et, à chaque fois, il a été débouté et a dû payer en plus du salaire de l'ex-directeur de l'école de musique (483.000 euros), près de 10.000 euros au centre de gestion censé le reclasser. Il y a trois mois, le poste s'est libéré

"Les gens ne comprennent pas que l'on puisse jeter ainsi l'argent public par les fenêtres et rémunérer des agents à ne rien faire." Jean-Pierre Rico, maire de Pérols

Jean-Pierre Rico a aussitôt prévenu le centre de gestion mais l'employé fantôme ne s'est même pas porté candidat. Jean-Pierre Rico comprend que les fonctionnaires soient un minimum protégés car, dit-il, "il y a des élections tous les six ans et certains élus pourraient être tenté de couper des têtes, mais là c'est trop. Ce n'est plus un emploi à vie c'est un salaire à vie pour des gens qui ne travaillent pas, il faut que cela change."

Quatre cas dans l'Hérault

Dans l'Hérault, sur 20.000 fonctionnaires territoriaux, seulement quatre sont dans cette situation, tempère Christian Bilhac, le président du centre de gestion de la fonction publique du département. Il explique que les agents concernés sont très suivis, convoqués chaque semaine pour un entretien. "Nous avons incité le fonctionnaire en question à postuler à Pérols, mais nous n'avons aucun pouvoir pour l'obliger à le faire", se défend Christian Bilhac. 

Depuis 2016 la loi a changé : les employés fantôme perdent 5% de leur rémunération chaque année jusqu'à 50 % du salaire. Insuffisant, selon le maire de Pérols, qui a décidé de porter l'affaire devant le Conseil d'État. 

Jean-Pierre Rico maire de Pérols " j'ai un employé fantôme qui n'a même pas fait acte de candidature au renouvellement de son poste"

Sébastien Garnier a rencontré le maire de Pérols, très en colère

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