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Société

Un exercice attentat ce mardi 21 novembre 2017 au Zénith de Dijon

mardi 21 novembre 2017 à 13:15 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

Policiers, gendarmes, SAMU... C'est un exercice grandeur nature qui se déroule ce mardi aux abords immédiats du Zénith de Dijon. Un exercice attentat piloté par la Préfecture de Côte-d'Or qui a demandé 3 mois de préparation, 200 personnes sont mobilisées. Il s'agit de tester la chaîne des secours.

Le Zénith de Dijon
Le Zénith de Dijon © Maxppp - Alexandre MARCHI

Dijon, France

Le scénario est simple. Une fourgonnette à bord de laquelle se trouvent trois individus percute plusieurs passants sur un trottoir du boulevard Winston-Churchill à Dijon, face à l'entrée du parc de la Toison d'Or. Deux témoins donnent l'alerte puis les services de secours arrivent sur place. Mais la fourgonnette poursuit sa course et arrive sur le parking de l'entrée Sud du Zénith où se situe une fan zone. De nouveau, elle percute plusieurs personnes. Les trois individus descendent du véhicule équipés d'armes automatiques et tirent sur la foule massée devant la sortie technique. Deux terroristes pénètrent dans le Zénith tandis que le troisième reste devant en protection de ses complices. Il tire et fait des blessés avant d'être abattu par les équipages de police arrivés les premiers sur les lieux. Après vérification les forces de l'ordre trouvent une ceinture explosive sur le cadavre.

Un exercice organisé dans le plus grand secret

Cet exercice, organisé ce mardi, dans le plus grand secret, pour préserver l'effet de surprise et le plus de réalisme possible mobilise près de 200 personnes dont 50 "plastrons" qui jouent le rôle des victimes. Parmi eux on trouve des membres du personnel du Zénith, de la préfecture ainsi que des étudiants infirmiers. "Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, les menaces auxquelles la France est confrontée ne cessent d'évoluer. Le ministère de l'Intérieur a souhaité adapter les dispositifs de riposte et mettre en oeuvre des moyens appropriés, destinés à optimiser les schémas d'intervention des forces de sécurité. Celles-ci, doivent être capables à tout moment, lorsqu'une attaque terroristes est perpétrée sur notre sol, de réagir avec une efficacité maximale, dans les plus brefs délais et sur l'ensemble du territoire national, en métropole comme en outre-mer" explique la préfecture de Côte-d'Or dans un communiqué envoyé à la rédaction de France Bleu Bourgogne.

L'intérieur du Zénith de Dijon - Aucun(e)
L'intérieur du Zénith de Dijon - Jonas Jacquel

La Préfecture de Côte-d'Or aux commandes

Le plan ORSEC "NOmbreuses VIctimes - acte de terrorisme" est mis en oeuvre par le préfet sur proposition du Commandement des Opérations de Police et de gendarmerie. C'est ce dispositif qui serait mis en place en cas d'attentats avec un grand nombre de victimes constatées ou redoutées sur un ou plusieurs sites. Et le cas échéant c'est la préfecture de département qui est en charge d'assurer "la cohérence des services de l'État par la coordination de l'ensemble des acteurs publics, privés, associatifs et les collectivités locales".

Un exercice annuel obligatoire

Cet exercice de "dimension terrain" s'inscrit dans le cadre des exercices qui doivent être réalisés tous les ans pour tester les différents plans ORSEC et faire face à des événements qui peuvent impacter notre département. L'objectif principal, au-delà de l'aspect très spectaculaire, c'est de tester la chaîne d'alerte dans sa totalité. Mais aussi de gérer ce que l'on appelle "l'extraction des victimes", la préservation des éléments de preuve pour la conduite de l'enquête judiciaire. Par ailleurs un nouveau dispositif, le SINUS (Système d'Information Numérique Standardisé) a été testé pour cet exercice à Dijon. Il permet de suivre le nombre de victimes et de les identifier, toujours dans le cadre du Plan ORSEC.

Ne pas diffuser d'informations qui pourraient desservir les victimes et les sauveteurs

Concernant le grand public, cet exercice est aussi l'occasion de rappeler les comportements à adopter en cas d'attaque terroriste. Si vous êtes témoins d'une situation ou d'un comportement suspect vous devez contacter les forces de l'ordre en composant le 17 ou le 112. Il est également, par exemple, déconseillé de diffuser sur les réseaux sociaux des informations concernant l'intervention des forces de l'ordre ou tout élément susceptible de dangereuse pour les victimes ou le sauveteurs.