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Société

Séisme ou inondation sur un site nucléaire : exercice d'intervention à la centrale de Cattenom

Cattenom, France

Et si un tremblement de terre touchait demain la centrale nucléaire de Cattenom en Moselle ? La Force d'action rapide nucléaire, une équipe chargée d'intervenir en cas d'incident majeur, réalise cette semaine un exercice sur place.

Devant la centrale nucléaire de Cattenom, le 17 mai 2017.
Devant la centrale nucléaire de Cattenom, le 17 mai 2017. © Radio France - Clément Lacaton

Dans un champ à quelques kilomètres des quatre imposantes cheminées de la centrale nucléaire de Cattenom, des tentes militaires plantent le décor d'une base arrière. Un hélicoptère survole le site, il achemine une cuve de fioul le plus rapidement possible car ici chaque seconde compte. Rien d'inquiétant, juste un exercice "séisme" mené par la Force d'action rapide nucléaire (FARN).

Ce mercredi, cette équipe spécialisée d'agents EDF a réalisé un exercice d'intervention sur le site, comme si la centrale était soudainement touchée par un séisme. La FARN a un objectif : refroidir le ou les réacteurs et garder le contrôle des circuits d'eau, d'air et d'électricité.

Pompes, groupes électrogènes, compresseurs, réservoirs de fioul...

Pierre Eymond, le directeur de la FARN, devant la centrale nucléaire de Cattenom, le 17 mai 2017. - Radio France
Pierre Eymond, le directeur de la FARN, devant la centrale nucléaire de Cattenom, le 17 mai 2017. © Radio France - Clément Lacaton

Pierre Eymond, le directeur de la FARN détaille : "Nous sommes conçus pour amener des moyens de refroidissement en eau, en alimentation électrique et en air comprimé sur un réacteur en moins de 24 heures, où qu'il soit localisé en France." Autrement dit, en 24 heures, 100 agents de terrain et 50 engins sont déployés, disponibles 24/24h et 365 jours par an.

"Il y a une équipe de reconnaissance qui part le plus vite possible en hélicoptère, poursuit-il. Et puis tous les moyens lourds qui arrivent par la route..." Des camions chargés de matériel : "des pompes, des groupes électrogènes, des compresseurs d'air, des réservoirs de fioul et des barges, des engins à fond plat pour franchir des zones inondées."

"Réalimenter en eau pour refroidir nos réacteurs"

Inondation, tremblement de terre, explosion... La FARN est une équipe de 300 personnes créée en 2012, après la catastrophe de Fukushima (mars 2011), capable d'être mobilisée sur n'importe quel site français en moins de 24 heures.

Un séisme est fortement improbable, mais c'est finalement le retour d'expérience que la France a tiré de l'accident de Fukushima."

Un dispositif de sécurité de dernier recours, insiste Thierry Rosso, le directeur de la centrale de Cattenom : "Imaginez un cataclysme, des voies d'accès et de communication coupées (...). L'enjeu c'est de faire en sorte de réalimenter en eau pour refroidir nos réacteurs, dans n'importe quelle circonstance, notamment quand l'environnement de la centrale est partiellement détruit, lors d'un événement climatique majeur ou un séisme."

Ce type d'événement est "fortement improbable, mais c'est finalement le retour d'expérience que la France a tiré de l'accident de Fukushima, ajoute Thierry Rosso. Des moyens matériels et des compétences mobiles qui peuvent être projetés sur le site qui en a besoin en moins de 24 heures."

Pierre Eymond, le directeur de la FARN, devant la centrale nucléaire de Cattenom, le 17 mai 2017. - Radio France
Pierre Eymond, le directeur de la FARN, devant la centrale nucléaire de Cattenom, le 17 mai 2017. © Radio France - Clément Lacaton

Cet exercice dure toute la semaine (du 15 au 19 mai). Il s'agit là du deuxième exercice de ce type organisé à Cattenom (après celui de décembre 2015). La FARN est installée dans quatre centrales française (Paluel, Bugey, Dampierre et Civaux), mais capable d'intervenir dans toute la France.

EDF est le premier exploitant dans le monde à pouvoir compter sur cette force spéciale pour centrales nucléaires.

REPORTAGE FRANCE BLEU LORRAINE NORD/CLEMENT LACATON

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