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Un film inédit pour commémorer la libération de Grenoble le 22 août 1944, retrouvé dans un grenier en Savoie

Ce samedi, on commémore les 76 ans de la libération de Grenoble. Une cérémonie est organisée devant le Mémorial de la Résistance. Suivra la projection en mairie d'un film inédit, retrouvé par hasard dans un grenier, en Savoie, montrant la liesse populaire. Il sera confié au Musée de la Résistance.

Georges Gimel, un isérois de 20 ans, assiste à la Libération de Grenoble, le 22 août 1944 et il filme, avec sa caméra, la foule en liesse, qui sympathise avec les soldats.

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Des Soviétiques qui défilent à Grenoble, une découverte

"On voit aussi des soldats russes défiler dans les rues de Grenoble" explique Jean Paul Blanc, le président de l'UNADIF 38, l'Union nationale des associations de déportés et internés de la Résistance et familles. "Personne ne se souvenait que des Soviétiques avaient défilé a Grenoble. Ce sont les Américains qui ont libéré la ville. Il va falloir que les historiens nous expliquent tout cela et identifient aussi les personnalités présentes sur ces images." espère Jean-Paul Blanc, qui va confier ce film inédit au Musée de la Résistance et de la déportation de l'Isère.

Des images inédites retrouvées par hasard, 76 ans après, dans un grenier

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C’est par un ami que Jean-Paul Blanc récupère ces images, retrouvées lors d'un déménagement, dans un grenier savoyard, où elles avaient été oubliées durant 76 ans ! Il y a également un film sur le village-martyr de Vassieux-en-Vercors,  dans la Drôme,et un autre, sur les 50 ans de Notre-Dame-de-la-Salette. Les films étaient assez bien conservés, même s'il a fallu les "nettoyer" et couper les séquences illisibles. "On ne sait pas comment Georges Gimel s'est retrouvé là. Pourquoi il a filmé, pour qui travaillait-il ? Mystère. " souligne Jean Paul Blanc.

Le témoignage des derniers déportés isérois

Ce dernier, dont le propre père a été déporté, se passionne pour cette période de l'Histoire. Il a réalisé également un documentaire d'une vingtaine de minutes, intitulé : "Ils se souviennent" où il interroge quelques déportés isérois encore vivants.  Ils racontent, avec émotion, comme si c'était hier, leur retour à Grenoble et les retrouvailles avec leurs familles. 

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"Je n'oublierai jamais" - Edouard Bordet, déporté à Dora

Ainsi, Edouard Bordet avait 21 ans quand il rentre chez lui après une longue déportation dans le camp de Dora. Il avait été raflé par les Allemands le 11 novembre 1943, car il avait participé à une manifestation interdite. "Terriblement amaigri, vêtu de son costume rayé de déporté, j'ai débarqué à la gare de Grenoble, après un long périple depuis les camps. Et soudain, sur le quai, je vois ma mère ! " se souvient le vieil homme dont la voix se brise.  "C'était fantastique de la voir, mais je lui dis : et papa ? Et là, j'apprends qu'il a été tué ! C'était horrible !" 

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Des timbres pour se souvenir

Pour les 75 ans de la Libération de Grenoble, l'UNADIF propose, en édition limitée, des timbres symboliques. "L'un représente le wagon dans lequel on entassait les déportés, un autre, l'entrée du camp du Struthof, en Alsace, le seul de concentration français, le troisième c'est la tenue du déporté et le quatrième timbre représente la colombe de la paix. "détaille Jean-Paul Blanc, philatéliste, à l'origine de cette publication. On peut les commander uniquement en passant par l'association.

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