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Société

Un gilet jaune creusois raconte son interpellation après la manifestation de Paris

jeudi 29 novembre 2018 à 19:43 Par Simon De Faucompret, France Bleu Creuse

Comme une petite trentaine d'autres gilets jaunes de Creuse, cet homme de 35 ans est monté à Paris pour manifester sur les Champs-Élysées, le samedi 24 novembre dernier. Interpellé et mis en garde à vue, il est aujourd'hui en attente de jugement. Il raconte son expérience.

Les faits qui lui sont reprochés sont la dégradation, le rassemblement non réglementé et le jet d'objets n'ayant pas entraîné de blessures.
Les faits qui lui sont reprochés sont la dégradation, le rassemblement non réglementé et le jet d'objets n'ayant pas entraîné de blessures. © Radio France - Simon de Faucompret

Guéret, France

Une semaine après les manifestations extrêmement tendues à Paris, ce gilet jaune de 35 ans est de retour sur les ronds-points creusois. Un peu fatigué, les mains encore un peu marquées par les brûlures des fumigènes. Et surtout, sans gilet jaune sur les épaules : interpellé ce samedi 24 novembre sur les Champs-Élysées, placé en garde à vue tout le week-end, il est passé devant le tribunal parisien lundi 26 novembre. Ce qu'on lui reproche : dégradation, rassemblement non réglementé et jet d'objets n'ayant pas entraîné de blessures.

"L'intensité n'a fait qu'augmenter"

Il l'assure : "Arrivés sur les Champs-Élysées, les premiers cordons de CRS ont été applaudis. Ils nous ont laissés passer, c'a été plus que sympa, on entendait la Marseillaise." C'est en voulant descendre l'avenue que les tensions commencent : "On s'est retrouvés confrontés à des murs de CRS et des camions."

Suivent les premiers jets de grenades dispersantes, et les réactions de colère des deux côtés. Tout est allé très vite selon lui : "En dix minutes, la mèche était allumée. Et l'intensité n'a fait qu'augmenter."

"Je me suis retrouvé face à eux"

Il se souvient "des barricades montées, des pavés descellés et lancés ... Un moment, je me suis retrouvé face à eux." Il avoue avoir lancé deux pavés, et le regretter amèrement aujourd'hui. "Ma revendication aurait seulement été dans la parole, je n'aurais aucun regret aujourd'hui", révèle-t-il. Résultat : "Ils me sont tombés dessus, tout en étant plus que raisonnables", se permet-il d'ajouter. "Ils m’ont fait des clés de bras et de jambes, et l'un de leurs supérieurs leur a dit de ne pas en faire plus."

Garde à vue, tribunal et report

Le Creusois est placé en garde à vue dès 13h, ce samedi 24 novembre. Elle est rallongée de 24h le lendemain, car "ils n'auraient pas pu relâcher tous les manifestants dans Paris le dimanche.

Suit une audience au tribunal, le lundi 26 novembre dans l'après-midi. Un report d'audience est demandé puis validé : "Je serai rejugé le 7 janvier", confirme-t-il. En attendant, interdiction de remettre les pieds dans la capitale. Tant pis, d'après lui : "Même si je le pouvais, je ne remonterais pas."

Il l'affirme, l'important se passe bien en Creuse : "On a des difficultés dans tous les domaines ici, dans l’hospitalier, dans l’artisanat, dans l’agriculture … Tant que nous ne serons pas écoutés, il faudra continuer. Impossible autrement."