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Un infirmier du CHU de Bordeaux en renfort à l'hôpital de Cayenne, en Guyane

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Par , France Bleu Gironde

Les autorités sanitaires ont lancé il y a quelques semaines un appel aux soignants volontaires pour aller prêter main forte à leurs collègues de l'hôpital de Cayenne, en Guyane, éprouvés par l'épidémie de coronavirus. Jérémy Petit, infirmier anesthésiste au CHU de Bordeaux, y a répondu.

Jérémy Petit aura passé deux semaines, volontaire à l'hôpital de Cayenne, en Guyane
Jérémy Petit aura passé deux semaines, volontaire à l'hôpital de Cayenne, en Guyane © AFP - Jody Amiet

Retour à Bordeaux ce dimanche 16 août pour Jérémy Petit, infirmier anesthésiste au CHU de Bordeaux. Il aura passé deux semaines à l'hôpital de Cayenne, en Guyane après avoir répondu à l'appel à volontaires lancé par l'Agence régionale de santé et le ministère de la Santé. Appel à aller prêter main forte aux équipes médicales guyanaises mises à rude épreuve dans cette région française d'outre-mer, dans laquelle le pic de l'épidémie n'a été atteint que début juillet.

Jérémy Petit a rapidement décidé de se porter volontaire, parce que, dit-il, lorsque les services ont été très sollicités pour le coronavirus, à Bordeaux, "nous avons été aidés de mars à fin mai environ, par d'autres personnes venues en renfort, dans les services de réanimation. D'abord des personnels du CHU de Bordeaux puis des infirmiers libéraux, des infirmiers en poste dans d'autres hôpitaux ou cliniques. Je me suis dit que c'était à mon tour d'aider, de faire la même chose pour nos collègues guyanais".

Soulager les soignants guyanais

Sur place, sa mission a consisté à soutenir les infirmiers sur place, avant de renforcer les équipes auprès des patients atteints du coronavirus, pris en charge en réanimation pour soulager les soignants, qu'ils puissent prendre quelques jours de repos. "L'activité à Bordeaux, quand je suis parti, avait bien diminuée, même si elle commençait un peu à reprendre, explique Jérémy Petit. En revanche, à Cayenne, dans les services de réanimation, toutes les chambres étaient occupées par des patients graves, hospitalisés depuis plusieurs jours et pour lesquels on a du mal à les révéiller, à les sortir de réanimation à cause de leurs problèmes respiratoires".

C'est une expérience de vie, c'est une expérience professionnelle et humaine à la fois, c'est que du plus !

De cette première mission de renfort dans un hôpital outre-mer, Jérémy Petit ne retire "que du positif". Même s'il a rencontré quelques difficultés : l'adaptation rapide dans des services sous tension avec des soignants fatigués et beaucoup de renforts étrangers à l'hôpital de Cayenne, la prise de repères avec des façons de travailler différentes. Et la chaleur aussi ! "Il fait très chaud et très humide, précise Jérémy Petit, d'autant que l'hôpital de Cayenne, pour des raisons d'hygiène, a stoppé les climatisations dans les secteurs où les patients COVID sont pris en charge. Pour ne rien vous cacher, on transpire beaucoup !"

À la question d'un éventuel départ à l'avenir, Jérémy Petit ne répond pas non, bien au contraire. "C'est une parenthèse dans sa vie privée aussi donc il faut y penser, mais si l'occasion se présente, j'y réfléchirai c'est sûr", déclare-t-il.

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