Société

Un label pour les salons de massage : c'est le souhait de la maire du IXème arrondissement de Paris

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région jeudi 5 mars 2015 à 11:35

Salon de massage,sexe,Paris
Salon de massage,sexe,Paris © Radio France/Sylvain Tronchet

Un label pour distinguer les salons de massage et lutter contre la prostitution, c’est l’idée émise jeudi par Delphine Burkli, la maire UMP du IXème arrondissement de Paris. Un vœu doit être déposé le 16 mars au conseil de Paris.

Il y a salon de massage et salon de massage, mais comment faire la différence ? Pour distinguer les "vrais" salons de massage et lutter contre la prostitution, la maire UMP du IXème arrondissement a eu une idée. Delphine Burkli souhaite qu’un label soit créé. Le label permettrait de faire le tri, de distinguer les instituts de massage "honnêtes" des salons qui, sous couvert de massages, offrent en réalité des prestations sexuelles dissimulées. Ce serait aussi une façon de lutter contre le proxénétisme.

"Il y a des rues entières de salons dits de massage, de bien être, qui ne sont en fait que les lieux de prostitution" Delphine Burkli, maire du IXème

S Un label pour les salons de massage

Des centaines de salons de massage ont envahi Paris

Ces dernières années, dans la capitale, des centaines de salons de massage ont ouvert leurs portes. Dans le IXème arrondissement, l’arrondissement de Delphine Burkli, sur 115 établissements de soins du corps , relaxation, massages, la préfecture de police estime qu’il y en a 60 qui seraient en réalité des lieux de prostitution clandestins . En 2014, la police a fermé une trentaine de "salons de massage" à Paris ce qui n’a pas arrêté leur prolifération. Pour la maire, il est plus que temps de mettre un peu d’ordre dans tout ça.

E Un label pour les salons de massage ? OK

"Quand un professionnel acceptera de louer à un établissement qui ne sera pas labélisé, il prendra le risque d’être lui-même poursuivi pour proxénétisme" : Delphine Burkli

Difficile pour les clients de savoir où ils mettent les pieds

Dans la rue Richer (IXème), la patronne d’un salon de massage a été obligée d’afficher "NO SEX" sur sa vitrine. Avant cet affichage, cette ancienne médecin hospitalière chinoise, qui pratique une technique traditionnelle de massage, avait des demandes un peu particulières. Elle a voulu y mettre le holà. Un label lui permettrait de faire son travail en toute tranquillité.

"Vous me massez toute nue,  vous faites la finition manuelle ? " demandent certains clients

Les professionnels plutôt favorables à ce label  

L’idée d’un label séduit les professionnels. Le vœu sera proposé le 16 mars au Conseil de Paris . Si tout le monde est d’accord, il faudra encore mettre en place un cahier des charges et prévoir des contrôles .