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Un lot d'objets nazis retiré d'une vente aux enchères à Paris

Par Marina Cabiten, France Bleu lundi 14 avril 2014 à 15:46

Portrait d'Adolf Hitler par Hoffman. Photographie en noir grand de marge, signée et située Berlin.
Portrait d'Adolf Hitler par Hoffman. Photographie en noir grand de marge, signée et située Berlin. © Vermot de Pas

La vente d'objets nazis prévue fin avril à Paris a été annulée par la maison d'enchères, lundi, après l'intervention du gouvernement et les protestations d'une association juive jugeant cette vente "obscène".

Il n'y aura pas d'objets ayant appartenu à Hitler et son ministre Goering vendus aux enchères, fin avril à Paris. Le Conseil des ventes volontaires (CVV), autorité de régulation des ventes publiques, a annoncé lundi que la maison d'enchères concernée retirait ces lots de la vente ayant fait polémique.

"Je me félicite de cette décision, nécessaire au regard de l'Histoire et de la morale" - la ministre de la Culture Aurélie Filippetti

La ministre avait saisi lundi le commissaire du gouvernement près du CVV, pour lui demander l'annulation de cette vente. Vertmot de Pas n'a finalement pas annulé son évènement, mais "a décidé de retirer de la vente ces lots qui étaient de nature à choquer les uns et les autres" selon  Catherine Chadelat, présidente du CVV.

Portraits, livres, vaisselle

Intitulée "Prises de guerre de la 2e D.B. en mai 1945 au Berghof d'Hitler", la vente incluait une quarantaine d'objets provenant de la résidence d'Adolf Hitler dans les Alpes bavaroises et de la maison voisine où s'était installé Hermann Goering. Il y avait également de la vaisselle de l'hôtel où descendaient les dignitaires du régime nazi. Ces objets avaient été ramenés par des combattants français de la 2e D.B. (division blindée) du général Leclerc.

"Obscène"

Une association juive, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), avait jugé vendredi cette vente "obscène" et "de nature à offenser les victimes" du nazisme. Le BNVCA avait demandé aux ministres de l'Intérieur et de la Culture et au préfet de police de Paris de tout mettre en oeuvre pour "interdire cette vente et faire saisir les objets".

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