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Un ministre à la découverte de la Maison d'enfants à caractère social de Maizières-lès-Metz

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Alors qu'avec le débat sur l'inceste, la protection de l'enfance revient au cœur de l'actualité, le secrétaire d'état en charge de l'enfance, Adrien Taquet, est venu visiter, ce lundi, la Maison d'enfants à caractère social de Maizières-lès-Metz.

Adrien Taquet, le secrétaire d'état en charge de la protection de l'enfance, en visite à la Maison d'enfants de Maizières-lès-Metz
Adrien Taquet, le secrétaire d'état en charge de la protection de l'enfance, en visite à la Maison d'enfants de Maizières-lès-Metz © Radio France - magali fichter

Dans la grande pièce à vivre, les murs sont recouverts de photos et de dessins d'enfants. Au plafond du salon, des ballons remplis de confettis multicolores, vestiges, peut être, d'un anniversaire. Juste à côté, c'est la cuisine, c'est l'univers de Nicolas, huit ans : "J'aime faire des concombres, des steaks hachés, des pâtes, on a aussi un seau à compost", énumère-t-il d'une voix à la fois timide et fière. Cela fait trois ans qu'il vit ici, à la Maison d'enfants à caractère social de Maizières-lès-Metz. Il en existe trois autres dans le secteur, à Richemont, Uckange et Amnéville.

Dans la cuisine, c'est à Eliane, maîtresse de maison, que Nicolas donne parfois un coup de main. "Je suis un peu leur maman de substitution. Je m'occupe des enfants, de la cuisine, du linge, des courses... J'essaye de ne pas trop m'attacher, mais ce n'est pas évident, sourit-elle. J'aime leur faire plaisir, faire en sorte qu'ils se sentent non pas au foyer, mais chez eux." 

Comme à la maison, ou presque

Et c'est justement le but de ce type d'établissements : ils doivent ressembler le plus possible à une maison. Ici vivent dix enfants, entre six et 18 ans : "c'est important de mélanger les âges, explique Nicolas Zanello, directeur des maisons d'enfants de Richemont. Les plus grands peuvent jouer les grands frères et soeurs ; pour ceux qui restent longtemps, ils ne sont pas obligés de changer de maison en changeant d'âge ; et puis ça nous permet de ne pas séparer les fratries." Ici, les enfants peuvent mener une vie presque normale, avoir leur chambre, inviter des copains, aller à l'école, au périscolaire dans le quartier. 

Mais ils sont très entourés : cinq éducateurs, deux surveillants de nuit et deux maîtresses de maison. "Il faudrait d'ailleurs un sixième éducateur", plaide Jean-Louis Bonnet, président de la fondation Vincent-de-Paul, qui gère la maison, "mais pour cela, il faut plus de moyens."

Trop d'enfants à l'hôtel

Adrien Taquet, le secrétaire d'état en charge de l'enfance, ne peut qu'adhérer au modèle. Il explique d'ailleurs avoir choisi la Moselle pour son exemplarité : alors qu'un rapport sorti ce lundi alerte sur le nombre d'enfants placés à l'hôtel - entre 7.500 et 10.000, un chiffre en augmentation, notamment avec les mineurs isolés, notre département ne compte aucun enfant dans cette situation. Or, "un enfant à l'hôtel, c'est une perte de chance", martèle le ministre. 

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Gérer mes choix

Des structures comme à Maizières pour les victimes de violences sexuelles ?

Dans le débat sur l'inceste, on a beaucoup parlé des mesures juridiques et de prévention. Mais pour accompagner les jeunes victimes dans l'après, faut-il s'inspirer de maisons comme celle de Maizières, de structures "cocons" ? "La question des structures fait partie des réponses à apporter. J'ai visité à Agen la maison Jean Bru, qui accueille spécifiquement des victimes de violences sexuelles -ce qui n'est pas le cas de la maison de Maizières, où il n'y a pas de "profils" particuliers, ndlr - à savoir si nous devons multiplier ce type de structures-là." Mais selon lui, il faut en parallèle mieux former les professionnels dans les structures plus classiques au repérage et à l'accompagnement des enfants victimes.

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