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Un Mosellan a choisi la vasectomie : "Les femmes n'ont pas à porter tout le poids de la contraception"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Ils s'aiment, sont à la tête d'une famille recomposée de 4 enfants, et n'en veulent plus d'autre. Voici le témoignage d'un couple, habitant non loin de Metz, qui a choisi une méthode de contraception masculine aussi efficace que taboue : la vasectomie. Le procédé est encore rare en France.

Aurélie et Boris savent qu'ils ne veulent plus d'enfants
Aurélie et Boris savent qu'ils ne veulent plus d'enfants - DR

Contraception, avortement, désir ou non d'une grossesse... On parle beaucoup du poids qui repose sur les épaules des femmes, mais les hommes aussi, peuvent s'emparer de ce sujet. Ils peuvent même prendre leur part de responsabilité, en choisissant la vasectomie, une des rares méthodes de contraception masculine. Très efficace, elle est aussi quasiment irréversible. Ce pas, un Mosellan vient de le franchir. Boris a été opéré il y a quelques semaines dans une clinique de Thionville. 

Boris et Aurélie forment une famille recomposée de quatre enfants. Lui a 44 ans, elle en a 36 : ils savaient qu'ils ne voulaient plus d'enfants. La décision s'est imposée à eux : "C'était le meilleur moyen de contraception", explique Boris. "Pilule, stérilet, implant, IVG, maternité, curetage... Ce sont des mots que les hommes connaissent, mais qui font mal au corps des femmes. On en discute souvent avec mes amies, mes soeurs, mes cousines : aucun moyen de contraception ne nous convient. Et là, on a un homme qui retourne le problème, qui se dit d'accord, pourquoi pas moi. C'est un geste merveilleux", témoigne Aurélie.

"T'es grave féministe, tonton !"

Une preuve d'amour, qui suscite énormément de réactions dans l'entourage du couple.  "Ma nièce m'a dit : +T'es grave féministe, tonton !+ Moi, je ne sais pas si je suis plus féministe ou plus courageux en faisant ça. Je l'ai surtout fait pour Aurélie".

Après un délai légal de quatre mois de réflexion, l'opération a eu lieu, sous anesthésie générale, dans une clinique de Thionville. Boris est rentré au bloc à 14h, il est ressorti de l'hôpital à 17h. "C'était très simple, rapide, et ça ne fait même pas mal. J'ai juste marché comme un cowboy pendant 5 jours, mais c'est tout !". Boris le confirme, Aurélie aussi : la vasectomie n'atteint en rien la virilité, la masculinité.

La vasectomie, quésaco ?

Il faut savoir que le sperme est composé de deux choses : le liquide séminal, fabriqué à hauteur de la prostate, et les spermatozoïdes, fabriqués dans les testicules. L'opération consiste donc à couper le canal qui transporte les spermatozoïdes vers la prostate. On peut continuer à avoir des relations sexuelles normales, et du plaisir, mais sans risque que sa partenaire ne tombe enceinte. En revanche, l'opération est quasiment irréversible. Il est possible de rendre à nouveau perméable le canal (vasovasostomie), mais avec un grand risque que cela ne fonctionne pas.

Le couple a mûrement réfléchi sa décision
Le couple a mûrement réfléchi sa décision - DR

L'opération était interdite il y a encore 20 ans en France, car considérée comme une mutilation corporelle. Elle est autorisée depuis 2001. Encore marginale dans notre pays, elle est pourtant très développée dans les pays anglo-saxons : selon l'Ardecom, l'Association pour la recherche et le développement de la contraception masculine, un couple sur cinq adopte la vasectomie en Grande-Bretagne ou au Canada.

Selon une étude publiée par l'Assurance Maladie l'an dernier, le nombre de vasectomies a été multiplié par 5 en moins de 10 ans en France : moins de 2.000 en 2010 contre 9.000 en 2018. 

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