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Un mouvement de solidarité à Besançon autour du retraité aux quarante chats

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu

Jacques D'henry vit avec ses 40 chats dans le quartier de la Chapelle des Buis à Besançon. Accusé cet été de maltraitance sur ses animaux, il a été lavé de tout soupçon. Un mouvement de solidarité s'est mis en place pour l'aider à faire face aux contraintes sanitaires édictées par la préfecture.

Jacques D'henry devant l'une des cages désormais dotée d'un abri contre la pluie
Jacques D'henry devant l'une des cages désormais dotée d'un abri contre la pluie © Radio France - Christophe Mey

Il avait défrayé la chronique bien malgré lui fin juillet à Besançon. Au domicile de Jacques D'henry, dans le quartier de la Chapelle des Buis,  la police et la SPA avaient découvert une quarantaine de chats qui vivaient, comme leur maître, dans un habitat très insalubre. Des chats morts avaient également été trouvés, stockés dans un congélateur. Au final, les services de l'Etat, après enquête sur place, ont estimé qu'il n'y avait nullement de maltraitance, et que les félins étaient correctement nourris et soignés.  Quant aux chats congelés, le retraité de 77 ans explique qu'il n'avait pas le cœur à se séparer de ses animaux après leur décès. 

La préfecture a tout de même mis en demeure le propriétaire de faire stériliser et identifier ses chats pour pouvoir les garder, il doit également nettoyer sa propriété jonchée d'immondices, et les services sociaux se sont rapprochés du septuagénaire qui se trouve dans une situation très précaire. Jacques d'Henry se serait bien passé de voir son nom et son histoire dans la presse, mais cette publicité a aussi  suscité un mouvement de solidarité qui fait que deux mois après les faits, le retraité peut voir l'avenir avec un certain optimisme. 

L'aide précieuse des associations

"J'ai eu beaucoup de visites. On m'a apporté des sacs de croquettes, des boîtes de pâtée", raconte Jacques D'henry, ". ça m'aide beaucoup car j'ai un budget assez serré, je me prive pour nourrir et soigner mes animaux." Il a également reçu des couvertures, des paniers, des niches pour mieux aménager l'enclos de ses protégés.  Des aides qui sont arrivées jusqu'à lui grâce aux associations "Au Bonheur des Chats Libres" de Besançon, et "l'Ecole du Chat" d'Arbois, avec lesquelles il est en contact régulier. Un bénévole est également venu lui installer une toiture au dessus de l'enclos pour que ses chats puissent être au sec par tous les temps. 

Quelques uns des protégés de Jacques D'henry
Quelques uns des protégés de Jacques D'henry © Radio France - Christophe Mey

Dix-huit chats sont pour l'instant stérilisés

Des manifestations de solidarité qui mettent du baume au cœur du retraité: "je n'en reviens pas, je ne sais pas comment les remercier. Je me sentais très seul, c'est peut-être pour ça que j'ai pour ainsi dire baissé les bras".  Jacques D'henry a commencé à honorer ses engagements: 18 des 40 chats ont pour l'instant été stérilisés, et soit tatoués soit munis d'une puce électronique. Là aussi  l'aide financière des associations a été prépondérante car ces opérations sont coûteuses, le septuagénaire n'aurait pas pu y faire face tout seul. Et il va continuer sur sa lancée petit à petit: "j'en apporterai quatre chez le vétérinaire dans les prochains jours". 

Je me sentais très seul" - Jacques D'henry

Concernant sa situation personnelle, le septuagénaire est désormais suivi par les services sociaux. Le terrain autour de la maison, qui était encombré par des montagnes de détritus, est maintenant quasiment propre, grâce à la ville de Besançon qui a missionné une entreprise pour évacuer les innombrables sacs poubelles qui y trônaient. Là aussi, Jacques D'henry clame sa reconnaissance:  "Ils m'ont rendu un immense service, ça me gênait, ne serait-ce que pour le voisinage"

Tous les chats portent un nom: ici, Guignol, le plus jeune de la bande.
Tous les chats portent un nom: ici, Guignol, le plus jeune de la bande. © Radio France - Christophe Mey

La grosse incertitude qui taraude encore le retraité, c'est l'état de grande insalubrité de son logement:  "Financièrement, je ne peux pas, il me faudrait une éternité pour payer les travaux". Et cela l'inquiète fortement: sa compagne est hospitalisée depuis le début de l'affaire, et les médecins lui laissent entendre qu'ils ne la laisseront pas rentrer tant que le logement n'aura pas été réhabilité.  Jacques D'henry a tout de même un espoir: il est en contact avec le CCAS de Besançon (centre communal d'action sociale) pour monter un dossier qui permettrait une prise en charge d'au moins une partie des travaux de réhabilitation. 

"Au Bonheur des Chats Libres" a lancé une opération de financement participatif pour aider le septuagénaire, via la plate-forme Gofundme, mais l'association veut privilégier la méthode directe. Elle appelle donc à envoyer des chèques à son adresse postale :  Au Bonheur des Chats Libres, BP 61352, 25006 Besançon cedex.  "L'intégralité des sommes recueillies sera reversée à Jacques d'Henry", assure la présidente de l'association.

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