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Société

Un observatoire pour recenser les actes de malveillance envers les agriculteurs à venir dans l'Indre et le Cher

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Par , France Bleu Berry

Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, lance un observatoire dans chaque département pour recenser les actes de malveillance envers les agriculteurs. Le président de la FNSEA en Centre Val-de-Loire juge ce nouvel outil utile car la pression sur les agriculteurs est de plus en forte.

Même s'il n'existe pas de statistiques sur les actes de malveillance envers les agriculteurs en Centre Val-de-Loire, la pression sur les agriculteurs est de plus en plus forte selon la FRSEA
Même s'il n'existe pas de statistiques sur les actes de malveillance envers les agriculteurs en Centre Val-de-Loire, la pression sur les agriculteurs est de plus en plus forte selon la FRSEA © Maxppp - Collection Watier/Maxppp

Châteauroux, France

Le ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, veut créer un observatoire de l'"agri-bashing" dans chaque département. L'objectif de cette structure qui sera pilotée conjointement par le Préfet et le Procureur de la République sera de recenser tous les actes de malveillance envers les agriculteurs : violences verbales, physiques, intrusion dans les exploitations, vols de matériel etc.

Il n'existe pas de statistiques sur le sujet aujourd'hui mais "la pression envers les agriculteurs est de plus en plus forte" assure Dominique Malagu. Il préside le syndicat agricole FNSEA en région Centre Val-de-Loire.

Dominique Malagu décrit des intrusions dans des exploitations, dans des bâtiments d'élevage pour dénoncer tel ou type de mode de production. Il parle aussi de gens qui se mettent devant les tracteurs dans les champs pour stopper les tracteurs. Il parle de quelques cas d'agression physique d'agriculteurs sur leurs tracteurs pour qu'ils arrêtent d'épandre des produits.

Le président de la FNSEA en région Centre Val-de-Loire parle aussi d'une pression sur les agriculteurs via les réseaux sociaux : "dès qu'on sort un outil d'épandage de produits phytosanitaires , des gens prennent leurs portables et on retrouve ça après sur les réseaux sociaux en disant qu'on est des pollueurs, des massacreurs de biodiversité alors que les agriculteurs respectent la réglementation".

Cet observatoire de l'"agri-bashing" doit aussi permettre de faire de communiquer sur les réalités de l'agriculture d'aujourd'hui pour essayer de faire cesser les actes de malveillance. 

Cette tendance au dénigrement de la profession d'agriculteur est "en partie due à la méconnaissance du monde agricole" de la part du grand public et notamment des néo-ruraux selon Denis Jamet. Ce céréalier à Joye-en-Septaine au sud de Bourges exploite 300 hectares de terre.  Selon lui, "les néo-ruraux viennent chercher la quiétude d'un village mais ils ne prennent pas en compte leur nouvel environnement".  

Denis Jamet explique qu'un urbain s'installant à la campagne pour fuir la ville, le bruit, la pollution ne va pas forcément accepter qu'il y ait une étable à côté de sa maison avec l'odeur naturelle du fumier, le bruit des moissonneuses batteuses, la poussière, l'épandage de produits phytosanitaires car il n'a pas cette connaissance historique du métier.  "C'est l'évolution de la société avec des gens qui ont moins de racines agricoles".

Denis Jamet, céréalier à Joye-en-Septaine, explique les actes de malveillance envers les agriculteurs, en partie par la méconnaissance du monde agricole par les néo-ruraux

Le ministre de l'agriculture n'a pas donné de calendrier précis pour la mise en place de ces observatoires départementaux des actes de malveillance envers les agriculteurs.

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