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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : un père et ses deux enfants rejoignent l'Élysée à vélo

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu

Ces gilets jaunes partis de Haute-Savoie faisaient étape ce mardi à Sens (Yonne) avant de reprendre la route en direction de Paris. Leur objectif : rencontrer Emmanuel Macron jeudi pour lui demander d'augmenter la prime de Noël.

Pascal, Clément et Mathis soutenus par des gilets jaunes de Sens (Yonne)
Pascal, Clément et Mathis soutenus par des gilets jaunes de Sens (Yonne) © Radio France - Renaud Candelier

Avec ses deux fils de dix et onze ans, Pascal traverse la France à vélo. A 52 ans, Pascal Dibartolo vit avec peu de ressources seul avec deux enfants en Haute-Savoie : "depuis quelques années je ne travaille plus, je vis au RSA, je touche les allocations familiales, je ne m'en cache pas. Et on s'est rendu compte qu'à chaque Noël, c'est la même chose, les primes de Noël quand on les reçoit, on les passe dans les factures. Ma première doléance, c'est donc une demande de rehausse de la prime de Noël de quarante euros."

"J'ai 52 ans. Avant j'avais une entreprise et je gagnais bien ma vie. Aujourd'hui je suis au RSA, seul avec deux enfants" - Pascal, gilet jaune

Pour porter cette doléance, Pascal, Clément et Mathis enfourchent leurs VTT le 22 décembre : "on s'est dit, on va aller le voir le Père Noël parce que pour nous, le Père Noël, c'est Emmanuel Macron." Un père Noël que Clément, onze ans, espère bien voir après une dizaine de jours dans le froid et la pluie : "Certains enfants n'ont pas de sous parce que leurs parents ne gagnent pas bien leur vie. Ce serait bien qu'eux aussi aient de bons cadeaux à Noël."

Dans l'Yonne, des gilets jaunes solidaires

A leurs côtés, Franck, gilet jaune à Sens est ému aux larmes : "C'est énorme de voir deux enfants avec leur papa. Apparemment, ils ont des conditions de vie assez dures." Des gilets jaunes de l'Yonne qui accompagnent en voiture les cyclistes à deux reprises afin de sécuriser leur trajet et qui, touchés par cet engagement,  se cotisent pour leur payer l'hôtel ajoute Delphine : "Dormir chez l'habitant, c'est bien. Mais on se sent toujours gêné quand on est chez l'habitant. Donc je vous remet la carte de la chambre. Si on fait bien les étapes, c'est bon, vous serez sur Paris jeudi." 

L'espoir de rencontrer Emmanuel Macron à l'Elysée

Malgré l'absence de contacts avec l'Elysée, Pascal avance toujours avec l'espoir d'être reçu par Emmanuel Macron : "je ne pense pas que ce soit un personnage du genre à nous fermer la porte étant donné que je suis accompagné d'enfants." Pascal espère que l'Elysée pourra payer le billet retour, afin d'être à l'heure lundi pour la rentrée des classes.