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Société

Un "permis de louer" à Cazouls-les-Béziers

lundi 30 octobre 2017 à 9:22 Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault

Pour réduire l'habitat indigne, Cazouls-les-béziers instaure un permis de louer. Les bailleurs ne pourront plus mettre un logement sur le marché sans avoir eu le feu vert de la mairie.

A Cazouls-les-Béziers, 30% des logements sont en location dont un tiers sont classés très anciens ou vétustes.
A Cazouls-les-Béziers, 30% des logements sont en location dont un tiers sont classés très anciens ou vétustes. © Maxppp -

Cazouls-lès-Béziers, France

La commune de Cazouls-les-Béziers a décidé de mener la vie dure aux marchands de sommeil. Plus question de louer un taudis. A compter de février prochain, les bailleurs devront présenter un permis de louer pour mettre leur logement sur le marché.

Le problème concerne surtout le cœur du village : des logements anciens dont les prix bas ont attiré toutes sortes d'investisseurs, y compris des particuliers qui vivent à l'autre bout de la France, pressés de louer, beaucoup moins de rénover. Quitte à proposer des logements insalubres. "Certains achètent sur catalogue, ne se déplacent même pas, explique le maire Philippe Vidal. Ce qui nous gêne c'est qu'ils ne rénovent pas. On ne peut pas rester là à contempler sans rien faire". A Cazouls, le marché locatif représente 30% des logements, dont un tiers sont très anciens ou insalubres.

"Beaucoup de logements sont à la vente, à l'abandon et sont rachetés. Pas toujours par des propriétaires bien intentionnés". Philippe Vidal

"C'est une forme d'exploitation. On sait qu'il y a des gens en difficulté et des propriétaires exploitent cela, alors qu'il y a des aides à la rénovation. Nous on vise ceux qui ne jouent pas le jeu."

Cette mesure s'appuie sur une disposition votée en décembre dernier dans le cadre de la loi ALUR, qui prévoit que la mise en location d'un logement soit soumise à une inspection préalable des lieux. Si des travaux s'imposent, le propriétaire ne pourra pas louer tant qu'il n'aura pas mis aux normes.

"On a choisi la mesure la plus contraignante". Philippe Vidal

Les contrevenants risquent une amende, jusqu'à 15.000 euros

La mesure, adoptée cet été par le conseil municipal, sera mise en place en février prochain. Ce sont des agents municipaux qui seront en charge de ces contrôles. Pour détecter les changements de locataire, ils peuvent compter sur les listings de la régie municipale, en charge de l'eau et de l'électricité. Si le bailleur passe outre il s'expose à une amende : 5.000 euros, 15.000 en cas de récidive.

Tout le monde sait que l'habitat indigne crée des difficultés qui s'exportent dans la rue

"Je vais écrire à tous les habitants pour leur expliquer". Philippe Vidal

D'autres maires suivent l'expérience avec intérêt, en attendant de se lancer peut-être à leur tour.

Philippe Vidal, maire socialiste de Cazouls-les-Béziers est notre invité de 7h50 ce lundi.