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Société

11 novembre : un soldat de Luzillat parmi ceux honorés par Emmanuel Macron

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Emmanuel Macron dévoile aujourd'hui, à Paris, un monument aux 549 morts pour la France depuis 1963. Parmi eux, Yohan Marcillan, originaire de Luzillat, dans le Puy-de-Dôme, tué en Afghanistan en 2012.

Le 40e régiment d'artillerie de Suippes participe aux cérémonies du 11 novembre.
Le 40e régiment d'artillerie de Suippes participe aux cérémonies du 11 novembre. © Radio France - Sophie Constanzer

Luzillat, France

Le souvenir de Yohan Marcillan est gravé dans les mémoires des habitants de Luzillat. Plusieurs hommages avaient déjà été rendus, en juin 2012, au moment de la mort de ce brigadier-chef du 40e régiment d'artillerie de Suippes. Un hommage national, aux Invalides, par François Hollande, alors tout juste élu président, où celui-ci avait promis : "la nation sera aussi exigeante avec elle-même que vous l'avez été pour remplir votre mission"

Un hommage national aux Invalides avait été rendu à Yohan et trois autres soldats, décédés en Afghanistan, en 2012. - Maxppp
Un hommage national aux Invalides avait été rendu à Yohan et trois autres soldats, décédés en Afghanistan, en 2012. © Maxppp -

Un hommage lui avait été aussi rendu à Luzillat, ville d'un millier d'habitants où ses parents s'étaient installés une quinzaine d'années auparavant. "On a une photo de lui dans la salle du conseil municipal. A chaque rassemblement et cérémonie du souvenir, outre la plaque du monument aux morts, on se remémore, on fait une minute de silence pour ceux qui ont donné leur vie. Quatre ou cinq fois par an, on a une pensée pour Yohan et les gens décédés en opérations. Le devoir de mémoire doit s'effectuer, j'attache beaucoup d'importance à ces cérémonies", raconte le maire de la commune, Claude Raynaud. Celui-ci croise encore les parents du jeune militaire de 24 ans.

"J'ai déjà un pied dans la tombe, quelque part"

Le père de Yohan, Didier Marcillan, se souvient encore de l'hommage national,  et à chaque hommage tenu à Luzillat, c'est ce même sentiment de fierté et de douleur qui revient l'envahir. "J'ai déjà un pied dans la tombe, quelque part. C'est la chair de mon enfant qui est dans la tombe et je suis avec lui. Mon garçon, j'y pense tous les jours. Je suis fier pour lui. Il ne m'a apporté que du bonheur pendant 24 ans, c'était un garçon facile, plein d'amour, toujours présent. On était très unis, presque jumeaux, et c'est pour cela que c'est difficile à vivre. Si j'étais parti et pas lui, je sais qu'il aurait lui aussi vécu l'enfer tant on était liés."

"C'est un hommage difficile à vivre. Ca ravive des plaies. Mais je suis fier, et je vis ce moment pour lui." - Didier Marcillan, le père de Yohan

"Il était très humain"

C'est le maire qui, aux côtés du général Barrera, était allé annoncer la funeste nouvelle aux parents Marcillan. "Un moment très, très compliqué. Je passerai sous silence les réactions, mais aujourd'hui, je pense qu'ils sont fiers de leur fils et de ce qu'il a pu faire pour la France", témoigne-t-il. Aujourd'hui, il doit gérer, pour sa commune, le souvenir de ce jeune homme, dont le nom est inscrit au monument aux morts de Luzillat. "Il faut se dire que tout le monde peut être concerné, ça peut arriver aussi dans les petits villages. Mais il y a toujours le destin commun de défendre des valeurs. Yohan était de l'âge de mes enfants, je le connaissais bien. C'était quelqu'un de passionné, de dévoué, engagé, qui donnait de sa personne", se remémore l'édile, une pointe d'émotion dans la voix.

"L'armée, c'était sa vision, sa destinée. Il a beaucoup donné. Il était très humain" - Claude Raynaud, maire de Luzillat

"Perdre un enfant, c'est atroce"

Aujourd'hui, un "sentiment de fierté" prédomine chez Claude Raynaud, alors que la mémoire de Yohan va être honorée. "Mais il y a aussi le côté humain : des familles ont perdu des proches, un enfant, et ces cérémonies ne leur ramènent pas", complète-t-il. Didier Marcillan, lui, s'attend à ressentir tout un flot d'émotions. "Je vais retrouver certaines familles, qui ont elles aussi, malheureusement, perdu un enfant. Je vais en croiser certaines autres. Pour moi, même si je suis content d'être là, qu'on reconnaisse ce qu'a fait mon garçon, ça va être très dur, très profond à vivre. Perdre un enfant, c'est atroce, je plains tous les parents qui perdent un enfant, car je sais ce que vont vivre les familles."

La statue à Paris, dévoilée dans le parc André-Citroën, dans le XVe arrondissement, représentera six soldats, cinq hommes et une femme, portant un cercueil invisible

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