Société

Un sursis pour la cinquantaine de migrants qui étaient menacés d'expulsion à Nantes

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan vendredi 13 octobre 2017 à 13:47

Les migrants vont pouvoir rester dans ces maisons jusqu'à la fin de la trêve hivernale
Les migrants vont pouvoir rester dans ces maisons jusqu'à la fin de la trêve hivernale © Radio France - Marion Fersing

Ils risquaient d'être expulsé de leur squatt, rue de la Gilarderie à Nantes, finalement, la cinquantaine de migrants qui vivent là vont pouvoir y rester jusqu'à la fin de l'hiver. Le propriétaire, RTE, vient de donner son accord.

C'est un retournement de situation inattendu et heureux pour la cinquantaine de migrants qui squattent deux maisons de la rue de Gilarderie, à Nantes, juste derrière le lycée de la Joliverie. Ils s'attendaient à être expulsés d'un jour à l'autre et à se retrouver à la rue, mais finalement, le propriétaire de ces maisons, RTE, a décidé de faire machine arrière. Il les autorise à rester là jusqu'à la fin de la trêve hivernale. Il va même leur remettre l'électricité. Le groupe souhaite toutefois limiter le nombre d'occupants des maisons pour des questions de sécurité.

Le collectif qui accompagne ces migrants va maintenant voir comment mieux encadrer les choses. Il espère pouvoir établir une "convention pour l'occupation temporaire du bâtiment", comme ça se fait déjà ailleurs. Pour ces membres, cette décision de RTE est très positive, mais l'hébergement des migrants demandeurs d'asile reste très problématique dans l'agglomération nantaise.