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Société

Un tramway nommé biture : le ras-le-bol des conducteurs à Besançon

vendredi 17 novembre 2017 à 10:48 Par Dimitri Imbert et Florian Cazzola, France Bleu Besançon

A Besançon les derniers trams sont pris d'assaut par des étudiants éméchés le jeudi soir. Entre rames bondées et incivilités, Besançon mobilité a dû affecter 8 agents supplémentaires pour assurer la sécurité des usagers.

Dans les rames bondées, les jeunes sautent et bougent dans tous les sens. Ce qui remet en cause la sécurité des usagers et des piétons mais aussi du tramway qui risque jusqu'au déraillement.
Dans les rames bondées, les jeunes sautent et bougent dans tous les sens. Ce qui remet en cause la sécurité des usagers et des piétons mais aussi du tramway qui risque jusqu'au déraillement. © Radio France - Florian Cazzola

Besançon, France

Excédés. A Besançon, les conducteurs de tram n'en peuvent plus. Les jeudis soirs, les dernières rames sont prises d'assaut par des étudiants éméchés qui ont tout d'abord écumé les bars de la ville, avant de sortir en discothèque.

Obligés de redoubler de vigilance-Arnaud, conducteur du tram

Les problèmes ont commencé avec l'ouverture de la boîte de nuit Le Teasing à Chalezeule. "C'est clair que la dernière rame du jeudi soir, on n'aime pas la faire" confie au terminus Arnaud, qui vient de finir son service. "La place de la Révolution est noire de monde, c'est des jeunes de la fac qui sont pour la plupart alcoolisés et qui oublient toute prudence, ils traversent devant n'importe comment. On est obligés de redoubler de vigilance, c'est stressant."

Huit agents supplémentaires pour assurer la sécurité

Avec ces jeunes qui bougent dans tous les sens, c'est la sécurité à la fois des passagers, des piétons mais aussi celle du tramway, qui risque jusqu'au déraillement, qui est en jeu. Besançon Mobilité a du coup affecté huit agents supplémentaires pour assurer la sécurité de ces dernières rames. "C'est très dur à gérer. Les jeunes ont tous leur canette de soda mélangées avec du whisky, si on laisse faire ils mettent de la musique, sautent partout, fument des cigarettes ou même des joints", insiste Rachid, contrôleur depuis 5 ans sur le réseau. En fait, ils sont déjà en discothèque.

La vigilance est donc de mise, confirme Philippe Menielle, directeur d'exploitation de Besançon mobilité : "On a eu des rames où il y avait 200 voyageurs alors qu'il en faut 130 au maximum. Lors d'un freinage, la conductrice n'a pas pu s'arrêter tout de suite. Cela pose de réels problèmes de stabilité du matériel et de sécurité. Depuis un mois et demi, on met du monde systématiquement pour les canaliser. Il faut maintenant travailler sur les comportements."

Depuis 2010, la proportion des jeunes de 18-25 ans qui ont consommé de l’alcool toutes les semaines est passée de 36 à 40 %, d'après l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.

Un tramway nommé biture, le dossier de la rédaction.