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"Un tsunami social dans la police" : des agents Limousins participent à la marche de la colère

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Par , France Bleu Limousin

Ce mercredi une cinquantaine de policiers du Limousin sont à Paris pour la "marche de la colère" organisée à l'appel d'une intersyndicale inédite depuis près de 20 ans. L'une d'elle s'est confiée sur le malaise dans la profession.

Une cinquantaine de policiers du Limousin participent ce mercredi à la "marche de la colère" organisée par une intersyndicale à Paris.
Une cinquantaine de policiers du Limousin participent ce mercredi à la "marche de la colère" organisée par une intersyndicale à Paris. © Radio France - Nathalie Col

Des policiers de toute la France se retrouvent à Paris ce mercredi pour une "marche de la colère" organisée à l'appel de tous les syndicats de police, pour tous les grades. La dernière mobilisation unitaire dans la profession remonte à 2001, ce qui traduit l'ampleur du malaise

Les revendications portent sur les effectifs et les moyens matériels donnés aux agents, qui réclament également plus de reconnaissance et une "politique pénale réelle, efficace et dissuasive".  Les policiers, dont une cinquantaine de limousins, veulent aussi exprimer leur ras-le-bol face aux agressions et rappeler que le nombre de suicides est en forte hausse cette année. Ils s'inquiètent également de la réforme des retraites.

Un week-end de repos sur six

Parmi les agents qui ont fait le déplacement à Paris, il y a Colette Angleraud, brigadier-chef à Limoges. Elle a 34 ans de carrière derrière elle et travaille pour la brigade de roulement, ces agents qui répondent aux appels de police secours. Les motifs de colère ne manquent pas pour elle : des rythmes compliqués avec seulement un week end de repos sur six, des agressions verbales et physiques régulières.

J'aime mon métier, mais aujourd'hui je ne conseillerais pas aux jeunes de s'engager dans la police ! - Colette Angleraud, brigadier-chef à Limoges

"Une fois j'ai même été mordue par une personne _et vous savez que vous n'êtes pas respectée et qu'on va tenter de vous porter des coups"témoigne cette policière qui évoque aussi du matériel vétuste. "On peut tourner dans un véhicule où vous pouvez passer le pied à travers le plancher_, à l'arrière !" Un syndicaliste parle aussi de "radios obsolètes, défectueuses réparées avec du scotch". Tout cela est usant martèlent les syndicats à l'unisson, en prévenant que ce n'est que le premier acte d'une "lame de fond, d'un tsunami social dans la police."

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