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Société DOSSIER : Armada 2019 à Rouen

Un vendeur de couteaux prié de fermer son stand en pleine Armada de Rouen : "Je n'ai jamais vu ça de ma vie"

Colère d'un commerçant du sud-ouest : il affirme que la préfecture lui a demandé dimanche dernier de fermer son stand de vente de couteaux. Stand qui était pourtant ouvert depuis le début de l'Armada. Et qui avait été commandé comme tel. C'est un préjudice financier important pour le commerçant.

 Le stand, installé rive droite près de l'Hermione, vend des couteaux fabriqués en Auvergne.
Le stand, installé rive droite près de l'Hermione, vend des couteaux fabriqués en Auvergne. - Franck Jaureguiberry

Rouen, France

C'est une info France Bleu Normandie, et elle a des airs de "Kafka à l'Armada". Franck Jaureguiberry, commerçant originaire de Pau, a dû quitter Rouen beaucoup plus tôt que prévu. L'homme s'était installé au début de l'Armada, rive droite, sur son stand de vente de couteaux, une activité qu'il exerce dans toute la France.

"Je m'étais inscrit il y a trois mois en disant bien que je vends des couteaux. Mon stand s'appelle coutellerie, je vends pas des beignets quand même", s'agace le commerçant béarnais, pour qui les malheurs débutent dimanche dernier dans l'après-midi.

"Un policier en civil vient me voir pour me demander de fermer"

"Un policier en civil est venu me voir pour me demander de fermer quelques heures car Christophe Castaner venait, j'ai compris sans problème. Mais le soir, lors d'une réunion en préfecture, il a été décidé que je ne pourrais pas rouvrir du tout. J'ai essayé de comprendre, et on m'a dit qu'on ne voulait pas que je vende de couteaux. La préfecture m'a proposé de déplacer mon stand en dehors du périmètre, ce que j'ai fait. Mais le lendemain soir, on m'a dit que je ne pouvais pas rester", explique le Basque.

Un arrêté préfectoral interdit bien les armes

Effectivement, dans l'arrêté préfectoral (page 16) qui régit la sécurité de l'Armada, il est clairement indiqué que "sont interdits, toute arme réelle ou factice". Mais le commerçant ne comprend pas pourquoi on l'a accepté "Si on ne voulait pas de vente de couteaux, il fallait refuser ma demande, je n'ai jamais connu une telle histoire de ma vie. C'est de la folie, on a l'impression qu'ils ont changé les règles en cours du jeu", s'énerve Franck Jaureguiberry, qui avait recruté un salarié et loué un appartement le temps de l'Armada. "J'avais aussi commandé de la marchandise".

"Il fallait me refuser dès le départ, avant l'Armada"

L'homme n'en veut pas à la société Normandie Evenements, qui commercialise les stands. "Ils m'ont remboursé et étaient totalement désolés" de cette histoire.

Ce mercredi soir,  la préfecture a confirmé avoir bien demandé la fermeture du stand car celui-ci était considéré comme ‘non-conforme’ . Ce mardi, nous vous révélions, une autre histoire kafkaïenne, un visiteur du Nord s'est fait refuser l'entrée car il portait une veste de randonnée grise et jaune et les policiers l'ont pris pour un gilet jaune.