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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Une AG des gilets jaunes de Pau : l'impossible unanimité

mercredi 5 décembre 2018 à 9:04 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

200 gilets jaunes de Pau se sont retrouvés ce mardi soir à Billère pour tenter de structurer le mouvement localement. Une assemblée générale animée, où tout le monde tente de s'écouter, à défaut de s'entendre.

L'AG dans la salle de la lyre tonkinoise à Billère
L'AG dans la salle de la lyre tonkinoise à Billère © Radio France - Daniel Corsand

Billère

"Au moins, on essaye". C'est ce que se dit à lui même un gilet jaune dans l'assistance. La salle municipale de la lyre tonkinoise à Billère est presque trop petite pour accueillir ce qui semble être une assemblée générale des gilets jaunes de Pau. Une première a déjà eu lieu dimanche dernier dans cette même salle. La volonté initiale de cette réunion est clairement d'organiser le mouvement dans la durée. 

"Pas de politique et pas de chef"

Dans la salle on ne fait pas de politique, tout le monde a le droit à la parole, et on y veille. Frédéric qui a présidé la précédente réunion dimanche, a lancé les débats avant de s'effacer pour Patrick, le nouveau président de séance, qui prévient : "ma mission s’arrête ce soir, qu'on se comprenne bien". Personne n'a le même âge, ni le même look et sans doute pas le même vécu citoyen. On décide de ne pas s'applaudir pour qu'on ne se casse pas les oreilles dans cette petite salle. On bouge les mains en l'air comme dans le langage des sourds. À la cantonade on tente de déterminer des groupe thématiques que chacun pourra rejoindre selon ses affinités ou ses compétences : un groupe doléances, un groupe logistique covoiturage, un groupe juridique. Caroline, la secrétaire de séance tente de tout noter. Béné, la "maîtresse du temps" veille à ce que les interventions ne soient pas trop longues. Et puis, il est question du groupe "action". Le mot qui va faire basculer la soirée.

"Qu'est ce qu'on fait samedi? Qu'est ce qu'on veut?"

Beaucoup sont en fait là pour décider de ce qui va être fait samedi prochain. Peu à peu une impatience gagne la salle. Ceux des péages, mais pas seulement eux, veulent décider de l'action pour samedi prochain. Certains trouvent qu'on fait trop de blabla. Ils s'impatientent. Certains veulent des actions coups de poing. Un autre hurle "on est un mouvement pacifiste! Ici on propose". Le ton monte parfois, mais retombe à chaque fois. Chacun veille à ne couper la parole à personne, et quand ça arrive, le groupe fait la police. Mais le débat se focalise sur la journée de samedi. Finalement le groupe "action" va décider dans le secret de ce qui sera fait. Hier soir, il n'a jamais été question des propositions d'Edouard Philippe.