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Société

Une application pour tenter de rapprocher la région Grand Est de ses habitants

mardi 28 mars 2017 à 20:37 Par Charlotte Jousserand, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu Sud Lorraine

La Région Grand Est a lancé ce mardi une application pour smartphones et tablettes pour sonder l'opinion des 5,5 millions d'habitants. L'application Imagin'Est est gratuite.

L'application Imagin'Est est téléchargeable gratuitement sur smartphones et tablettes
L'application Imagin'Est est téléchargeable gratuitement sur smartphones et tablettes © Radio France - Charlotte Jousserand

Strasbourg, France

La Région Grand Est a lancé ce mardi midi, l'application Imagin'Est, téléchargeable sur les smartphones et les tablettes. L'objectif est de rapprocher les 5,5 millions d'habitants et la Région qui s'étend sur plus de 57 000 km 2, soit l'équivalent comme le rappelle Philippe Richert, le président de Région, "presque deux fois la taille de la Belgique".

L'application est gratuite et elle a coûté entre 30 et 50.000 euros à la Région. Pour s'inscrire, il faut un smartphone ou une tablette, votre nom ou un pseudonyme et une adresse mail. Vous renseignez également votre commune d'origine et votre sexe mais ces données ne sont pas conservées par l'application. Elles sont "anonymisées" explique Bobby Emri, cofondateur de Gov, créateur de l'application Imagin'Est.

Un outil de dialogue limité

Présentée comme un outil de "démocratie participative", l'application est malgré tout un peu limitée. L'utilisateur peut soit répondre aux questions posées par la grande Région par "+" ou "-", c'est-à-dire "positif" ou "négatif" ou bien, poser lui même une question mais ouverte à tous, en 140 caractères maximum, comme sous twitter. Toutes les questions doivent concerner des compétences de la Région comme "Seriez vous favorable à la mise en place de telle ligne de TER ou bien seriez-vous favorable pour la mise en place de cette activité sportive" que Bobby Emri donne en exemple. Ce sont des sortes de petits sondages. Avant d'être publiée, la proposition de l'utilisateur est examinée et validée par un groupe de modérateurs qui vérifient "l'orthographe, que la question n'a pas déjà été posée, qu'elle n'est pas hors sujet et qu'elle ne heure personne", explique Bobby Emri.

Quand la proposition est validée, là aussi les autres utilisateurs votent. Cela donne des statistiques, des sondages que peut utiliser la Région. Dans chaque service, une personne a été formée à cette application pour répondre, dans un "délai de 10 à 15 jours" selon Bobby Emri, aux propositions des utilisateurs et expliquer si elle peut se faire ou non.

Dans tous les cas, les avis ne sont que consultatifs même si une proposition recueille 99% des avis, les élus ont le dernier mot et peuvent ignorer ces avis selon Valérie Debord, vice-présidente de la Grande Région, en charge de la démocratie territoriale et de l'enseignement supérieur : "Cela doit rentrer dans un cadre budgétaire, un cadre philosophique qui est celui sur lequel nous avons été élu. Je rappelle que nous sommes dans une démocratie représentative, donc nous avons un programme, nous avons un projet. D'ailleurs dans notre projet faisait partie la nécessité d'avoir un lien fort avec les citoyens, mais après il faut évidemment que les propositions ne soient pas en dehors des réalités économiques ni en dehors des réalités de notre projet".