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Société

Une association part à la chasse au gaspillage alimentaire dans le Grand Est, en lançant un annuaire "anti-gaspi"

mercredi 7 mars 2018 à 18:45 Par Clément Lacaton, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

L'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville, lance un "outil de promotion du don alimentaire" : un annuaire de 300 adresses destiné aux producteurs, industriels, restaurateurs, collectivités et à la grande distribution. Jeter moins, donner plus.

Tulay Can et Sandrine Grumberg, de l'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville.
Tulay Can et Sandrine Grumberg, de l'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville. © Radio France - Clément Lacaton

Thionville, France

Chaque Français gaspille en moyenne 29 kilos de nourriture chaque année, dont 7 kilos d’aliments encore emballés, selon l'ADEME (l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie), 10 millions de tonnes chaque année en France. Dans le monde, un tiers des aliments destinés à la consommation finit à la poubelle...

Fruits et légumes en haut du panier

Des chiffres qui donnent des frissons aux "Acteurs anti-gaspi", les bénévoles d'une association née il y a un an à Thionville. Ils veulent passer à la vitesse supérieure : créer un réseau anti gaspillage dans la région Grand Est pour sensibiliser les particuliers, les restaurateurs et les établissements scolaires. Cette association, très engagée, sera même à Paris ce vendredi 9 mars pour une réunion de travail autour d'acteurs de la grande distribution, dans le cadre du "Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire".

Sur le site web de l'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville (capture d'écran). - Aucun(e)
Sur le site web de l'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville (capture d'écran).

Ce qu'on gaspille le plus, ce sont les fruits les légumes ! Une banane trop faite, une salade oubliée, et puis bien sûr le yaourt périmé et les restes cachés dans le frigo : "Je ne supporte pas la poubelle, lance Patricia, il me restait du riz de dimanche, j'ai fait une paella aujourd'hui donc j'ai récupéré mon riz, j'ai diversifié, et je n'ai pas jeté !" Sylvia ajoute : "29 kilos c'est énorme et ça coûte cher. On fait un peu le plein pour deux jours mais jamais de gaspillage, et puis j'ai mon compost..."

"Mieux reprendre en main ses achats"

Il y a celles et ceux qui font attention, et puis il y a les autres... ceux qui gaspillent beaucoup, regrette la présidente de l'association "Les acteurs anti-gaspi", Sandrine Grumberg : "D'où notre envie d'agir au plus près du grand public. Mieux reprendre en main ses achats, parce que quand on fait ses courses on décide à l'avance si on va avoir du gaspillage, quand on achète de grosses quantités d'un coup."

Tulay Can et Sandrine Grumberg, de l'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville. - Radio France
Tulay Can et Sandrine Grumberg, de l'association "Les acteurs anti-gaspi", basée à Thionville. © Radio France - Clément Lacaton

Mais ceux qui gâchent d'énormes quantités de nourriture aussi, ce sont les producteurs, agriculteurs, industriels, les restaurateurs, les cantines, les collectivités et la grande distribution. Pour eux, l'association a créé un guide précieux, une sorte d'annuaire anti-gaspi du Grand Est, avec 300 adresses (parution prévue au mois de mai, seule l'édition Moselle est en ligne pour l'instant).

Des Restos du coeur au Parc de Sainte Croix

"Tous les producteurs, au-delà de 10 tonnes de biodéchets par an sont tenus de trier, détaille-t-elle. 10 tonnes, ça représente 300 repas par jour. On a des lycées à Thionville à 1.900 repas par jour ! Plutôt que de jeter, on peut donner. On a vraiment là un outil de promotion du don alimentaire, donc on a répertorié toutes les associations caritatives, mais tout ne peut pas être donné. Qu'est ce qu'on fait avec ce qui reste ? On peut en donner une partie à des structures animalières, et quand on ne peut plus du tout utiliser cette nourriture, on peut la valoriser avec du compostage ou de la méthanisation."

Grâce à cette association, ce qui finit aujourd'hui à la poubelle nourrira demain les milliers de bénéficiaires des Restos du coeur ou de la Banque alimentaire, et même les animaux du Parc de Sainte Croix, pour ne citer que trois des nombreux partenaires.