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Une caissière licenciée pour une erreur de virgule obtient réparation

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Par , France Bleu Paris

Une caissière d'un Simply Market de Saint-Germain-en-Laye licenciée en 2012 pour une erreur de virgule sur un bon de réduction a obtenu réparation ce vendredi devant la cour d'Appel de Versailles. Son employeur, Simply Market, devra lui verser notamment près de 23.000 euros d'indémnités

Caissière - photo d'illustration
Caissière - photo d'illustration © Maxppp

C'était il y a trois ans. Mme J. une caissière du supermarché Simply Market de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) avait enregistré un bon de réduction de 0,60 euro mais une virgule mal placée avait fait bénéficier la cliente d'une réduction de 60 euros.

En raison de cette erreur, l'employée, qui travaillait depuis douze ans dans ce supermarché et bénéficiait du statut de salariée handicapée, avait été licenciée pour "faute grave" . Elle avait alors portée l'affaire en justice, estimant que son renvoi était sans "cause réelle et sérieuse" .

En mars 2013, le conseil des prud'hommes l'avait déboutée de sa demande mais la cour d'appel de Versailles a tranché dans le sens inverse et déclare que le licenciement est dépourvu de "cause réelle et sérieuse"

"Licencier une hôtesse de caisse pour une erreur de virgule, c’est le moyen âge du droit du travail."

Outre le paiement des indemnités légales de licenciement et d’un préavis de 2 mois, son employeur Simply Market (enseigne de la société ATTAC - filiale du groupe Auchan) est condamné à lui verser près de 12 mois de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, soit près de 23.000 euros d'indemnités.

Interrogé par France Bleu 107.1, Me Christophe Bastiani, son avocat, estime que : « licencier une hôtesse de caisse pour une erreur de virgule, c’est le moyen âge du droit du travail. Ma cliente est satisfaite de cette décision qui répare son préjudice financier. Licenciée sur le champ et de façon vexatoire, elle escompte que la société lui adressera un aimable courrier lui rendant toute sa dignité. » L'avocate de la société ATTAC n'avait pu être jointe dans l'immédiat. **

 

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