Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

"Stop-Ça suffit" : une campagne contre les comportements sexistes dans les transports

lundi 9 novembre 2015 à 7:27 Par Jocelyne Jean, France Bleu

C'est une première. Une campagne est lancée ce lundi contre les agressions sexistes dans les transports. On pourra la voir sur les quais des métros de Paris, Marseille, Lyon, Lille et Toulouse et également sur les abris de bus et de tram de nombreuses villes.

"Stop-Ça suffit", contre le harcèlement dans les transports
"Stop-Ça suffit", contre le harcèlement dans les transports © Maxppp

Un sifflement, un commentaire graveleux , une main aux fesses, un homme qui se colle, les femmes qui prennent les transports en commun connaissent bien ces comportements sexistes. Dans un rapport remis au gouvernement en avril, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) soulignait que 100% des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle, d'après des "consultations citoyennes "menées en mars auprès de 600 femmes de Seine-Saint-Denis et d'Essonne.

Une campagne d'affichage

Le gouvernement a décidé de s'attaquer à ce problème à travers une campagne d'affichage. A partir de ce lundi, les usagers des métros de Lille, Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, vont voir fleurir sur les quais des affiches toutes simples :  "face au harcèlement, n'attendons pas pour réagir." Elles seront également sur les abris de bus ou de tram de Rouen, Brest, Amiens, Tours, Mulhouse, Le Havre, Clermont-Ferrand ou encore Grenoble.

Que dit la loi ?

Peu de gens savent qu'il existe tout un arsenal juridique face aux agressions verbales ou physiques. Les peines encourues par les agresseurs : de 6 mois de prison et 22.500 euros d'amende pour injures ou menaces, à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende pour baisers forcés, mains aux fesses,frottements.

Aucun(e)
- credit gouvernement.fr

Victimes, vous pouvez dire non !

Aucun(e)
- credit gouvernement.fr

Témoins, vous pouvez agir! 

Aucun(e)
- crédit gouvernement.fr

En plus des conseils aux victimes et aux témoins pour réagir, cette campagne contre le harcèlement dans les transports rappelle les numéros d'urgence (17 ou 112, ou SMS au 114 pour les sourds et malentendants). A partir du 7 décembre, le numéro d'alerte de la SNCF (3117) sera également accessible par SMS, ce qui permettra de signaler une situation d'urgence plus discrètement qu'en téléphonant.

Dans le cadre du plan de lutte contre le harcèlement annoncé début juillet, des arrêts de bus de nuit à la demande sont expérimentés à Nantes depuis septembre.