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Une campagne de lutte contre les outrages sexistes dans les transports en commun de la métropole d'Orléans

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Par , France Bleu Orléans

La police du Loiret et le réseau Kéolis s'associent pour lutter contre le sexisme et le harcèlement dans les transports en commun. Depuis ce mardi, ils ont accroché des affiches dans tous les tramways et bus de l'agglomération d'Orléans.

Environ 600 affiches pour lutter contre les outrages sexistes ont été accrochées dans les bus et tramways de la métropole d'Orléans.
Environ 600 affiches pour lutter contre les outrages sexistes ont été accrochées dans les bus et tramways de la métropole d'Orléans. © Radio France - Marine Protais

Stop au harcèlement dans les transports en commun dans l'agglomération orléanaise ! C'est le message que veulent faire passer la police du Loiret et le réseau Kéolis - exploitant du réseau TAO. Ils viennent de nouer un partenariat pour rappeler que, depuis trois ans, les outrages sexistes sont une infraction. 

Depuis ce mardi et pour au moins deux semaines, près de 600 affiches en papier ont été accrochées dans les bus et les tramways de la métropole. Elles invitent toutes les victimes de propos ou de comportements à caractère sexiste, sexuel, dégradant, humiliant à alerter immédiatement les forces de l'ordre. 

Eva et Judith sont régulièrement victimes de propos sexistes mais n'ont jamais appelé la police.
Eva et Judith sont régulièrement victimes de propos sexistes mais n'ont jamais appelé la police. © Radio France - Marine Protais

Il s'agit de petites affiches orange, placardées près des sièges et qui défilent aussi sur les écrans. Forcément, cela interpelle les usagers du tramway, et surtout les usagères. "Moi je trouve que c'est une très bonne idée, et ça ne peut que nous aider, nous les femmes, avec tout ce qu'on endure en ce moment : le sexisme, les propos déplacés dans la rue, etc.", souligne Eva, âgée d'une vingtaine d'années.

"Surtout pour l'avoir vécu en fait, renchérit son amie Judith. C'est quasiment quotidien. Donc c'est très intéressant, et une bonne initiative aussi."  Mais qui n'ira pas jusqu'à les convaincre d'appeler la police, d'où l'intérêt de cette campagne, estime le commissaire Malis.

Une loi encore peu connue

Si la police a tenu à mettre en place cette campagne, c'est parce qu'elle estime que le fait que les outrages sexistes constituent une infraction est encore peu connu. "Cette infraction existe depuis la loi du 3 août 2018, détaille le commissaire Malis. Elle résulte de l'affaire Weinstein d'octobre 2017, de tous les mouvements #MeToo ou #BalanceTonPorc qui sont nés, et c'est donc la réponse de la puissance publique à ce phénomène qu'on appelle communément harcèlement de rue."

Des propos et des comportements qui constituent une infraction de quatrième classe. Et même de cinquième classe, lorsqu'elle est commise dans les transports en commun, avec une amende pouvant aller de 135 à 750 euros. 

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Une vingtaine de procédures depuis le début de l'année 2021

Depuis le début de l'année 2021, il y a eu 24 procédures la métropole. Un moyen, pour la procureure de la République d'Orléans Emmanuelle Bochenek-Puren, de rappeler que désormais, c'est le principe de la tolérance zéro qui s'applique. "Nous pouvons aller jusqu'à une réponse pénale. Pour ça, il faut l'élément matériel de l'infraction, par exemple des propos grossiers, mais aussi des preuves, ce que nous appelons l'imputabilité."

Il est ainsi possible d'utiliser les images des caméras de surveillance et d'entendre des témoins, des éléments qui peuvent servir en cas de procès. Et en cas de flagrant délit, les policiers peuvent verbaliser, directement, sur place, les agresseurs.

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