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Une centaine d'éleveurs ont manifesté à Mont-de-Marsan contre l'abattage des canards sains

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gascogne, France Bleu Béarn Bigorre, France Bleu Pays Basque, France Bleu

Environ cent personnes se sont réunies ce samedi matin devant la préfecture des Landes à Mont-de-Marsan pour protester contre l'abattage des canards sains dans un rayon de trois kilomètres autour des foyers de grippe aviaire.

Une centaine de manifestants se sont réunis devant la préfecture des Landes.
Une centaine de manifestants se sont réunis devant la préfecture des Landes. © Radio France - Maya Baldoureaux-Fredon

"On va revivre exactement le scénario de 2017", déclare avec fatalisme Serge Mora, le président du Modef, le syndicat qui représente les petits exploitants. Dans la manifestation ce samedi matin devant la préfecture des Landes à Mont-de-Marsan, l'inquiétude et la colère se font sentir. 

Beaucoup d'éleveurs ne comprennent pas la décision d'abattre tous les animaux, même sains, dans un rayon de 3 km autour des foyers de contamination. "On demande un peu de cohérence, des analyses seraient plus judicieuses avant d'abattre toutes les volailles", pointe Franck Saint Jean, éleveur de canards et de volailles. Son exploitation se trouve dans la zone de "protection" de 10 km autour des foyers. Pour l'heure, il doit seulement claustrer ses animaux. 

On va détruire des volailles qui sont saines - Franck Saint Jean, éleveur de canards et de volailles

"On va détruire des volailles qui sont saines, avec des élevages qui ont été mis aux normes avec des investissements qui ont été fait colossaux pour certaines exploitations" se désole-t-il. 

L'année 2020 a été très difficile pour la filière, avec la crise sanitaire qui a ralenti la consommation de foie gras. Serge Pondepeyre, qui possède une exploitation assez éloignée des foyers, ne peut pas s'empêcher de s'inquiéter. "Il y a beaucoup d'éleveurs qui sont dans une situation presque précaire. Ça va finir par les achever, là. J'espère que les gens qui sont au bout ne pensent pas au pire parce que ça peut arriver", explique-t-il. 

Craintes autour de l'indemnisation

Parmi les inquiétudes des éleveurs présent à la manifestation : l'indemnisation. Un grand nombre d'entre eux craint que les financements arrivent trop tard, le gouvernement étant très mobilisé par la crise du coronavirus. "Les éleveurs dont toutes les bêtes vont être abattues ne vont pas pouvoir travailler pendant plusieurs mois", nous explique-t-on au Modef, le temps de tout désinfecter, et de faire grandir les animaux. 

Serge Mora, président du Modef, a été reçu par la préfète des Landes. Il craint que la solution du vide sanitaire ne soit appliquée : tuer toutes les bêtes, sans distinction, sur une large zone. "On se dirige vers ça inévitablement, au vu de l'expérience de 2017. Je ne vois pas comment on peut faire autrement. Ils sont convaincus qu’ils vont l'arrêter comme ça, nous on est convaincus de l'inverse : il va bientôt y avoir de fortes rafales de vent, le virus est dans l'air, il est aéroporté, donc ça va se transmettre à la vitesse grand V", explique-t-il.  

Serge Mora et Christophe Mesplède, du Modef, ont rendu compte de leur entretien avec la préfète.
Serge Mora et Christophe Mesplède, du Modef, ont rendu compte de leur entretien avec la préfète. © Radio France - Maya Baldoureaux-Fredon

La solidarité, en tous cas, est aussi bien présente.  "On soutient tous les gens chez qui ça arrive parce que c'est vraiment la faute à pas de chance, quand ça tombe sur nos exploitations. On ne peut en vouloir à personne", déclare Franck Saint Jean. Des Landais, Basques, ou Béarnais, éleveurs ou pas, se sont aussi joints à la manifestation, en signe de soutien. 

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