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Société

Une centaine de migrants à la rue, après avoir quitté un squat à Rennes

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Une centaine de migrants se retrouvent à la rue. Ils s'étaient engagés à quitter le squat de l'allée d'Estramadure ce vendredi, car le bâtiment doit subir des travaux.

Les migrants se sont retrouvés au pied de l'immeuble, ce vendredi matin.
Les migrants se sont retrouvés au pied de l'immeuble, ce vendredi matin. © Radio France - Suzanne Shojaei

Rennes, France

"On est au bord d'une crise humanitaire à Rennes." Les mots sont forts. Mais Nicolas, bénévole, n'en a pas d'autres pour décrire la situation des migrants en Ille-et-Vilaine. Ce vendredi matin, une centaine d'entre eux ont été priés de quitter leur squat, situé dans l'allée d'Estramadure, quartier du Blosne. L'immeuble doit subir des travaux, parce qu'il deviendra bientôt un centre d'hébergement d'urgence. Les migrants s'étaient donc engagés à quitter les lieux à la fin du mois d'août.  

Le bâtiment évacué se situe au 4 allée d'Estremadure, à Rennes. - Radio France
Le bâtiment évacué se situe au 4 allée d'Estremadure, à Rennes. © Radio France - Suzanne Shojaei

Dix mois après leur installation dans le bâtiment, c'est donc un retour à la rue. "J'ai appelé le 115, ils m'ont dit qu'ils n'avaient rien à me proposer", raconte Raquel, une Angolaise de 40 ans. 

5 familles avec enfants relogées temporairement

Les bénévoles des associations de soutien composent eux aussi le numéro d'hébergement d'urgence, pour trouver des solutions. Armelle ne lâche plus son téléphone. "J'ai appelé le 115 pour une douzaine de personnes qui ont de graves problèmes de santé. J'ai eu huit propositions d'accueil pour une nuit, seulement."

"Nous manifestons ce samedi, 14 heures, sur la place de la République à Rennes" - le collectif de soutien aux personnes exilées

Une grande majorité passera ses premières nuits au camping des Gayeulles, au nord de Rennes. Le parc accueillait déjà plus de 250 personnes, dont une cinquantaine d'enfants. Il y a désormais près de 400 migrants, qui vivent dans des conditions difficiles.

Les logements d'urgence saturés

En parallèle, la mairie accueille déjà 150 familles avec enfants dans deux gymnases de la ville. Elle héberge également 636 personnes ailleurs. La préfecture a reçu les associations, ce vendredi après-midi. Elle leur a demandé de lui fournir la liste des demandeurs d'asile, qui ont donc droit à un hébergement stable pendant l'étude de leur dossier. 

La préfecture précise toutefois que les hébergements d'urgence sont saturés

Les affaires s'entassaient au pied de l'immeuble, ce vendredi matin. - Radio France
Les affaires s'entassaient au pied de l'immeuble, ce vendredi matin. © Radio France - Suzanne Shojaei
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