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Société
Dossier : Grenelle des violences conjugales

VIDÉO - Une centaine de personnes rendent hommage à Salomé, battue à mort à Cagnes-sur-Mer

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Le collectif "Tous citoyens" organisait un rassemblement lundi soir pour briser le silence autour des violences conjugales et rendre hommage à Salomé G.,la jeune fille de 21 ans battue à mort par son compagnon dans la nuit de vendredi à samedi, près de la gare de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Des habitants de Cagnes-sur-Mer rassemblés autour de la gare lundi soir pour dénoncer les violences conjugales et rendre hommage à la 100e victime d'un féminicide
Des habitants de Cagnes-sur-Mer rassemblés autour de la gare lundi soir pour dénoncer les violences conjugales et rendre hommage à la 100e victime d'un féminicide © Radio France - Marion Chantreau

Cagnes-sur-Mer, France

Une centaine de personnes a participé lundi soir à un rassemblement en hommage à Salomé G. , jeune femme de 21 ans rouée de coups et retrouvée morte samedi au bout d'une impasse, en bordure de voie ferrée à Cagnes-sur-Mer. Des habitants de Cagnes et des membres du collectif "Tous Citoyens" ont brandi sur des pancartes les noms des 100 victimes de violences conjugales, mortes sous les coups de leurs compagnons ou ex-compagnons depuis le début de l'année.

Pour David Nakache, président du collectif, les violences conjugales et les féminicides, c'est "l'affaire de tous", et chacun doit réagir s'il est témoin d'une agression et prévenir la police. La polémique enfle sur le délai d'intervention des policiers dans la nuit de vendredi à samedi, prévenus par une riveraine

Sonia est mère de famille et habite le quartier de la gare, où s'est tenu le drame : "La police semble avoir mis du temps à intervenir, ils ont éclairé les lieux avec leurs téléphones portables, n'ont rien vu, rien entendu et du coup sont partis. Mais il faut que justice soit rendue pour cette petite de 21 ans qui avait la vie devant elle." Des fleurs ont été déposées par des habitants sur les lieux du drame.

Le suspect conteste avoir porté des coups à la victime

Lors de sa première audition par les enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale, le suspect, Amin M., âgé de 26 ans, a expliqué être en couple avec la victime depuis neuf mois. Après une dispute à propos d'un message posté sur les réseaux sociaux, qu'il la soupçonne d'avoir effacé, le ton serait monté, a-t-il déclaré. Elle lui a annoncé qu'elle voulait rompre. Sur les images de vidéosurveillance, on les voit se disputer à l'entrée d'une résidence boulevard du maréchal Juin. La femme part en courant, il la poursuit direction la rue Garigliano, près de la gare. 

Il prétend en garde à vue avoir quitté les lieux après la dispute et conteste être l'auteur des violences. Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime n'avait jamais dénoncé de violences de la part d'Amin M., le casier judiciaire du jeune homme est vierge, et après expertise psychiatrique il ne souffre pas de troubles mentaux. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures. 

La police des polices saisie 

La police des polices a été saisie pour déterminer les conditions d'intervention de la police à Cagnes-sur-Mer le soir du crime. "Le directeur général de la police nationale saisit l'IGPN aux fins d'établir avec précision les conditions d'intervention des effectifs de police", a déclaré un porte-parole de la police à l'Agence France Presse. "L'équipage s'est rendu rapidement sur les lieux, mais n'a découvert aucun élément relatif" à l'agression, a précisé lundi soir le parquet de Grasse dans un communiqué. Le compagnon de la jeune femme a été arrêté dimanche midi par la police. Le corps de Salomé G a été retrouvé rouée de coups samedi midi, enroulé dans un tapis, dissimulé sous des détritus, au bout d'une impasse, près de la gare de Cagnes, habituellement fréquentée par des sans domiciles fixes. 

Le "Grenelle des violences conjugales" débute ce mardi

Le "Grenelle des violences conjugale"s s'ouvre ce mardi à Matignon et s'achèvera le 25 novembre. Un fonds d'un millions d'euros a été annoncé par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité hommes-femmes, pour lutter contre les violences conjugales, destiné à financer des associations locales. 

À Nice, Maty Diouf, ajointe au maire en charge des droits des femmes rappelle que la ville accueille chaque année environ 300 femmes victimes de violence au sein du centre l'Abri Côtier, un centre de mise à l'abri qui propose un accompagnement social. Elle espère davantage de moyens pour lutter contre les violences conjugales et une prise en charge plus rapide des femmes qui souhaitent déposer plainte contre un compagnon violent.  "J'espère qu'il en ressortira quelque-chose de concret, car il y a pléthore de dispositifs mais le nerf de la guerre c'est l'argent pour éradiquer le fléau. Il faut des structures d'accueil et d'hébergement, du personnel formé au niveau police et gendarmerie pour prendre en charge les femmes et pour les accompagner, des psychologues, assistantes sociales, etc"

Frédérique Grégoire préside le Centre d'information des femmes et des familles. Le centre accompagne les femmes victimes de violences, les informe sur les dépôts de plainte, les dispositifs de retour à l'emploi, de protection des enfants, etc. 3000 entretiens juridiques ont été menés l'an dernier à Nice avec des femmes victimes de violences. "Les pouvoirs publics doivent nous soutenir, ça passe par une aide financière mais aussi par l'éducation à l'égalité entre les hommes et les femmes dès le plus jeune âge". 

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