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Société

Une cinquantaine de strasbourgeois à la Souterraine, en soutien à Mohamed Alashram, assigné à résidence

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu Alsace

Une cinquantaine d'hommes ont fait le déplacement depuis Strasbourg, ce samedi, jusqu'à la Souterraine. Ils sont venus témoigner leur soutien à Mohamed Alashram, un palestinien soupçonné par les renseignements d'avoir tenu des prêches de haine, et assigné à résidence.

Une cinquantaine de manifestants ont fait le chemin depuis Strasbourg jusque la Souterraine pour soutenir Mohamed Alashram, soupçonné de prêches haineux contre l'occident dans une mosquée alsacienne.
Une cinquantaine de manifestants ont fait le chemin depuis Strasbourg jusque la Souterraine pour soutenir Mohamed Alashram, soupçonné de prêches haineux contre l'occident dans une mosquée alsacienne. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

La Souterraine, France

Ils ont fait le chemin en car depuis Strasbourg, pour apporter leur soutien à Mohamed Alashram, et demander "justice". Une cinquantaine de manifestants ont défilé dans la Souterraine, ce samedi après-midi, pour dénoncer les conditions de vie de ce palestinien, soupçonné d'avoir tenu des prêches de haine dans une mosquée strasbourgeoise. 

"Nous nous sommes sentis concernés par la situation que vit cette personne, assignée à résidence sans avoir été jugée", explique l'un des membres du collectif alsacien, Jamel Rouchdi. "En France, chaque citoyen est innocent jusque la preuve du contraire. Il n'est pas passé au tribunal, donc pour nous il est innocent. " Depuis 2015, ce docteur en pharmacie, qui, selon son collectif de soutien, prenait parfois la parole pour remplacer l'imam du lieu de culte, est assigné à résidence. Il est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, mais ne peut pas être renvoyé en Palestine, où il serait en danger. 

Des soupçons basés sur des notes des renseignements

Cette décision est basée sur des notes rédigées par les services de renseignements : l'homme y est accusé d'avoir tenu des propos contre l'occident et Israël, et d'avoir incité deux jeunes à partir faire le djihad en Syrie. Des faits que nient en bloc ses soutiens. "Toutes les fois où j'ai assisté à l'office de la prière du vendredi, à aucun moment des propos haineux envers qui que ce soit n'ont été tenus", assure Hmida Boutgahata, qui côtoyait le palestinien à Strasbourg. Le collectif réclame des preuves concrètes, et estime ces notes insuffisantes. "Je pense qu'on a des renseignements dans notre pays qui sont très compétents", poursuit ce porte-parole. "Je pense qu'ils ne sont pas en panne d'équipements, d'enregistrements, qu'ils apportent des preuves matériellement constituées, c'est important." 

Les manifestants strasbourgeois ont déambulé dans la Souterraine.  - Radio France
Les manifestants strasbourgeois ont déambulé dans la Souterraine. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Ces preuves, que les soutiens jugent trop légères, ont pourtant suffit à la justice administrative. Les recours de l'avocate de Mohamed Alashram ont été refusés par le tribunal. "On comprend pas cet acharnement", rajoute un autre soutien du palestinien, Abdel. "L'administration est orgueilleuse, elle ne veut pas reconnaître ses torts, y a un statu-quo qui s'est installé, et on en est là aujourd'hui."  Pour dénoncer cette situation, l'homme est en grève de la faim depuis la mi-novembre. 

Les alsaciens ont donc tenté de sensibiliser la population de la Souterraine, à grands renforts de pancartes, banderole, et slogans scandés dans un mégaphone : ils ont entamé une déambulation dans la ville, d'abord, jusqu'à la mairie depuis l'hôtel où loge Mohamed Alashram, puis jusque devant la gendarmerie, où le docteur en pharmacie doit pointer tous les jours. Deux des soutiens ont d'ailleurs pu s'y rendre avec lui. 

Un incident : un passant de la Souterraine interpellé

Sur le chemin du retour jusqu'au car, un incident s'est produit. Un homme a été interpellé par les gendarmes. Sur une vidéo fournie par le collectif, on y voit, les forces de l'ordre lui retirer ce qu'il semble être une arme. Elle s'avère être factice, mais Mohamed Alashram et les représentants ont porté plainte. 

Un peu plus tôt dans l'après-midi, l'homme interpellé avait déjà croisé la route du cortège. Il avait alors mimé, comme l'avait constaté le reporter de France Bleu Creuse, des tirs de mitraillette en direction des manifestants, qui avaient décidé de poursuivre leur route. Le parquet confirme qu'une enquête est en cours. 

Sur leur chemin, les manifestants ont tenté de sensibiliser les habitants à la situation de Mohamed Alashram. - Radio France
Sur leur chemin, les manifestants ont tenté de sensibiliser les habitants à la situation de Mohamed Alashram. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort
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