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Société

Une cinquantaine de surveillants manifestent devant la prison de Luynes à Aix-en-Provence

mardi 12 février 2019 à 10:44 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Provence

Un rassemblement avait lieu tôt ce mardi matin devant la prison de Luynes, à Aix-en-Provence. Une cinquantaine de surveillants sont restés quelques heures avant d'être délogés par les forces de l'ordre.

La prison de Luynes, à Aix-en-Provence (image d'illustration).
La prison de Luynes, à Aix-en-Provence (image d'illustration). © Maxppp - Serge Gueroult

Aix-en-Provence, France

Le rendez-vous était donné à 6h15 devant l'entrée du centre pénitentiaire, à l'appel de plusieurs syndicats de la région PACA. Ils réclament davantage de sécurité, grâce à plus de moyens et à une meilleure reconnaissance des surveillants de prison. Deux semaines plus tôt, un  commando armé a attaqué une escorte pénitentiaire devant le palais de justice de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. L'événement relance les inquiétudes.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'oppose à l'évolution du statut des personnels pénitentiaires. "Mais aujourd'hui, le danger est quotidien, regrette Jessy Zagari, délégué régional FO pénitentiaire. Plus d'une soixantaine d'agents pénitentiaires ont été agressés depuis le début de l'année en France."

"Le danger est quotidien" - Jessy Zagari, délégué régional FO pénitentiaire

Jessy Zagari évoque notamment l'agression d'un surveillant fin janvier à Angers. Un détenu de la maison d'arrêt a entaillé la gorge du gardien sur plusieurs centimètres avec une lame de rasoir

"Nous voulons être reconnus par le ministère de la Justice, reprend le délégué syndical. Il nous faut la même reconnaissance que nos homologues de la police nationale. Des indemnités statutaires permettraient d'attirer les candidats et donc de mieux recruter."

Les forces de l'ordre ont délogé les gardiens manifestants dans la matinée. Mais les surveillants veulent reprendre la mobilisation chaque mardi, dans certains établissements parmi les neuf directions interrégionales.