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Société

Une commission de lutte contre la prostitution a été mise en place dans le département, une prostituée y est déjà suivie

mardi 13 mars 2018 à 7:23 Par Annabelle Wanecque, France Bleu Touraine

C'était prévu dans la loi d'avril 2016, la préfète d'Indre-et-Loire a pour la première fois réuni la commission départementale de lutte contre la prostitution en décembre dernier. Une commission qui a validé le parcours de sortie d'une prostituée tourangelle.

Une tourangelle suit actuellement un parcours de sortie de la prostitution
Une tourangelle suit actuellement un parcours de sortie de la prostitution © Maxppp - Maxppp

Indre-et-Loire, France

Une tourangelle suit actuellement un parcours de sortie de la prostitution, première, et pour l'instant unique, femme à être suivie par la commission départementale de lutte contre la prostitution. Cette commission est l'une des conséquences de la loi d'avril 2016. Elle s'est pour la première fois réunie en décembre dernier avec autour de la table représentants de la préfecture, de la police, de la gendarmerie, de l'Education nationale, de l'Ordre des médecins, etc... Une commission dont le rôle est donc notamment de valider des parcours de sortie de la prostitution. En clair, une tourangelle s'engage à arrêter la prostitution, et en échange, tous les services de l'Etat l'aident à s'en sortir. 

Parce que sortir de la prostitution n'est pas chose facile

Pierre Mabire le sait bien, lui qui connait ce milieu en tant que membre du Mouvement du Nid, la seule association présente dans cette commission et qui accompagne des prostituées depuis des dizaines d'années. Rentrer dans un parcours de sortie permet donc d'obtenir beaucoup plus de choses, beaucoup plus rapidement, notamment en matière d'hébergement. "Auparavant, sur notre sollicitation, une prostituée aurait du passer par tout un parcours du combattant. Aujourd'hui le fait que la commission et la préfète aient pris cette décision, c'est un passage automatique en CHRS, en Centre d'hébergement et de réinsertion sociale, donc on peut protéger beaucoup plus rapidement une prostituée qu'avant l'arrivée de cette loi" selon Pierre Mabire. Cela va aussi plus vite pour décrocher une formation ou un emploi, refaire ses papiers, réactiver ses droits.

Mais bien sûr il peut y avoir des freins à ce parcours de sortie

"Quand le réseau ou le proxénète est derrière, parce qu'il y a des menaces sur elle ou sa famille" détaille Magali Besnard, agent de développement au Mouvement du Nid. "On peut donc l'amener à déposer plainte si elle est dans cette démarche, ou s'il faut la mettre à l'abri, on peut travailler avec d'autres, à l'extérieur du département, pour la mettre à l'abri". 

Le parcours de sortie peut durer jusqu'à 24 mois, consécutifs ou pas. Il est réexaminé, et au besoin renouvelé, tous les 6 mois. 252 hommes et femmes prostitués ont été recensés en Indre-et-Loire, dont 14 mineurs. Qu'ils soient français ou étrangers, l'âge moyen de basculement dans la prostitution est de 14 ans.