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Société

Une conférence-débat à Capbreton en faveur de l'euthanasie

mercredi 1 novembre 2017 à 18:56 Par Hajera Mohammad, France Bleu Gascogne

Ce 2 novembre c'est la Journée mondiale pour le Droit de Mourir dans la Dignité. Un sujet encore sensible en France où l'euthanasie n'est toujours pas légale. L'Association ADMD qui milite en sa faveur, organise une conférence-débat à Capbreton ce vendredi.

Rassemblement pro-euthanasie devant l'Assemblée Nationale à l'initiative de l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité, le 10 mars 2015.
Rassemblement pro-euthanasie devant l'Assemblée Nationale à l'initiative de l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité, le 10 mars 2015. © Maxppp - Maxppp

Mont-de-Marsan, France

Le 2 novembre marque la journée mondiale en faveur de l'euthanasie. L'association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) dans les Landes organise ce 3 novembre à Capbreton, une conférence-débat sur ce sujet qui reste très tabou et qui est loin de faire le consensus.

Une loi imprécise

L’ ADMD des Landes souhaite insister sur l'importance des "directives anticipées". Ce document disponible gratuitement auprès de l'association ou sur le site de la Sécurité Sociale, permet à chaque citoyen de rédiger ses choix sur la manière et le moment dont il veut mourir, en fin de vie. Il faut ensuite transmettre ce document à des proches, des "personnes de confiance", explique Christophe Michel, le secrétaire national de l'ADMD qui sera à Capbreton, ce vendredi.

"C'est essentiel de le faire le plus tôt possible, il ne faut pas attendre. Moi je l'ai rédigé à 30 ans parce qu'on ne sait pas ce qui peut arriver", conseille-t-il. Mais il y a une limite à ces directives. "Aujourd'hui, la loi dit que c'est le médecin qui décide à la fin. Il peut les refuser [ les directives anticipées] s'il estime qu'il y a urgence vitale ou si elles sont inappropriées ou non conformes. Évidemment, la loi ne précise pas ce qui est inapproprié ou non conforme", déplore Christophe Michel.

9 Français sur 10 favorables à l'euthanasie

Claude Payelle, habite Capbreton. En 2002, son père souffrait de la maladie d'Alzheimer et d'un cancer de la prostate. C'est le médecin qui le soignait à l'époque qui a décidé d'arrêter les traitements. Normalement, la décision aurait dû être prise de manière collégiale mais peu importe pour Claude, reconnaissante aujourd'hui, envers ce docteur. "Je lui ai parlé après, il ne m'a pas dit vraiment mais j'ai compris que c'est cet arrêt du traitement qui avait provoqué sa fin et comme ça, il n'a pas souffert".

Quand elle se rappelle les souffrances endurées par son père, Claude l'avoue : "je préférais qu'on en finisse". Aujourd'hui, elle est devenue adhérente de l'ADMD des Landes et milite pour que tout le monde puisse décider librement sur sa fin de vie. Selon un sondage de l'Ifop réalisé en mars 2017 pour l'ADMD, 95% des Français seraient favorables à l'euthanasie.