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Société

Une convention pour lutter contre la délinquance sur les chantiers en Isère

mardi 30 octobre 2018 à 18:22 Par Antonin Kermen, France Bleu Isère

Vols, intimidations, menaces, nombre de chantiers isérois sont victimes de violences, surtout dans certains quartiers de l’agglomération grenobloise. La police, la justice et la fédération du BTP veulent lutter contre le phénomène.

Vols, intimidations, menaces, nombre de chantiers isérois sont victimes de violences
Vols, intimidations, menaces, nombre de chantiers isérois sont victimes de violences © Maxppp -

Grenoble, France

La fédération du BTP en Isère, la police et la justice ont mardi signé une convention pour lutter donc la délinquance atour des chantiers de construction. Il s’agit d’abord de mieux préparer les travaux, les entreprises pourront donc se faire conseiller par les forces de l’ordre pour se prémunir des vols, avec notamment la vidéosurveillance. 

Mais l’action ne se limite pas à la prévention des vols, elle vise aussi à se prémunir des menaces et autres intimidations. Du « racket » pour le procureur de la république de Grenoble Jean-Yves Coquillat : « il s’agit de jeunes qui ont un conception personnelle de la clause d’insertion et qui estiment que comme le chantier se fait sur ce qu’ils considèrent comme leur territoire, et bien il faut les payer. C’est une espèce de protection, on les embauche et tout se passe bien, on ne les embauche pas et le chantier connait des déboires ».

Trop peu de plaintes

Un phénomène difficilement quantifiable, car le plus souvent les entreprises ne portent pas plainte, par peur de représailles, ou parce qu’elles pensent que cela ne sert à rien mais les cas sont nombreux à en croire Patricia Dudonné la directrice de la Société Dauphinoise pour l’Habitat, un bailleur social « Quand un chantier s’ouvre dans certains sites, on sait par avance que l’on va avoir des soucis et il est rare que l’on se trompe ». 

« Nos entrepreneurs ne sont pas formés et aguerris pour combattre ces phénomènes-là » ajoute le président de la fédération iséroise du BTP Thibault Richard « l’objectif est qu’ils soient vite entourés, vite aidés par des professionnels de la sécurité ».

Ainsi le dépôt de plainte devrait être facilité, des référents sont aussi nommés au sein de la justice de la police et de la fédération du BTP pour suivre les dossiers. Le dispositif est pour l’instant limité aux gros chantiers de la SDH en zone police, il sera évalué dans un an, et pourrait alors être étendu.