Société

Une entreprise limousine risque la fermeture pour cause de nuisances sonores

Par Najat Essadouki, France Bleu Limousin jeudi 7 janvier 2016 à 18:44

Cette machine permet de carder la laine utilisée par l'entreprise
Cette machine permet de carder la laine utilisée par l'entreprise © Radio France - Najat Essadouki

Malgré un bon de commande bien rempli, l'entreprise limousine « Laine et Compagnie » risque la fermeture. L'avenir de la société est assombri par un conflit de voisinage, la machine pour carder la laine ferait beaucoup trop de bruit selon un voisin de l'entreprise.

Rien ne va plus entre « Laine et compagnie » et son voisin. Installée dans le village de Château-Chervix en Haute-Vienne, l'entreprise fabrique depuis treize ans des articles de literie garnis avec des laines de moutons de la région. Mais l'avenir de la société est aujourd'hui assombri par un conflit de voisinage, depuis dix-huit mois, le torchon brûle entre le patron de cette société, Jean-Philippe Rouanne, et son voisin dont la maison se situe à cent mètres. L'objet de la discorde est la machine de cardage utilisée par l'entreprise.

« Cette machine est indispensable à notre activité », précise Jean-Philippe Rouanne, le patron de Laine et Compagnie. La société a investi en 2014 pour l'achat de cette imposante machine, auparavant la laine était carder dans une filature en Creuse. Depuis depuis dix-huit mois, le voisin a lancé une procédure judiciaire ne supportant plus le bruit que produit cette machine. Il travaille à domicile et souhaite retrouver la tranquillité qu'il est venu chercher dans ce bourg de 800 habitants. « C'est l'incompréhensible du côté de l'entreprise, surtout que cette machine ne fonctionne qu'une heure et demie par semaine et quand l'activité  est la plus forte »,  selon Jean-Philippe Rouane, le patron.

« Impossible de dépenser 70 000 euros de travaux » 

                            — Le patron de Laine et Compagnie

Un rapport d'expertise décèle un dépassement de la norme autorisée, de deux à cinq décibels, l'équivalent d'un bruit de tondeuse ou de tracteur pour la défense de la société. Un jugement doit être rendu en février mais d'ores et déjà l'expert préconise des aménagements d'isolation acoustique. « Impossible de dépenser 70 000 euros de travaux, cela reviendrait à licencier et mettre la clé sous la porte », selon le chef d'entreprise.